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Liban

Huit hospitalisations après inhalation de gaz toxiques sortis de ballons israéliens

Le 27 janvier, des avions israéliens survolant Nabattiyah et Tyr ont largué des ballons qui ont causé des cas d’empoisonnement, de fatigue extrême et de nausée chez un certain nombre de citoyens. Cette action a provoqué une panique dans la région et représente une fois de plus une violation de la Résolution 1701 de l’ONU par Israël.

Le citoyen Khalil Ali Milli (43 ans) a trouvé dix ballons verts dans le jardin de sa maison dans les environs de Nabatiyah al-Fawqa, à la rue Ruwais, qui avaient été lâchés par des avions israéliens. Les ballons étaient liés l’un à l’autre et portaient des inscriptions en hébreu.

Peu après, le poison s’est répandu dans les alentours et Milli et son épouse Zahra Hussein Quateen (33 ans) et d’autres membres de la famille ont dû être transportés à l’hôpital gouvernemental de Nabatiyah après avoir ressenti les conséquences de l’inhalation des gaz toxiques. Ils y ont reçu le traitement médical nécessaire.

Très rapidement, des membres du régiment technique de l’armée et un groupe d’experts en explosifs des forces de sécurité internationales sont apparus sur les lieux. Ils ont transporté les ballons sur un champ qui se trouvait à 200 mètres de la maison des victimes, où ils les ont détruits.

Outre la peur et l’inquiétude provoquées par les ballons au sein de la population, l’odeur qui en sortait a causé des cas de nausée dont les victimes ont dû être transportées à l’hôpital. Le photographe Rana Jouni qui se trouvait sur place a ressenti une extrême fatigue et a aussi été hospitalisé à Nabatiyah.

A Tyr, cinq ballons de couleurs avaient atterri sur la route longeant la plage au sud de la ville: deux étaient grands et les trois autres étaient petits. Ils portaient l’inscription suivante en anglais: «Merry Christmas and Happy New Year». Certains témoins ont affirmé qu’il y avait aussi des inscriptions en hébreu. Les experts en explosifs s’y sont rapidement rendus et ont transporté les ballons en lieu sûr. Les forces de sécurité ont érigé une barrière de sécurité autour de ces ballons pour empêcher que des personnes ne s’en approchent et pour garantir la sécurité publique. Le maire de Tyr, Abdel-Mohsen Husseini, a mis en garde la population de «ne pas toucher aux ballons parce qu’ils contiennent du poison». Il a souligné «que toutes les autorités municipales étaient tenues d’informer l’armée ou les forces de sécurité.»

Pendant que le Premier ministre Fouad Siniora s’occupait de l’affaire des ballons, la «National News Agency» a informé que suite à des contacts entre l’armée et les forces internationales des soldats italiens allaient prélever des échantillons pour les examiner en détail. On suppose que les résultats ont été connus le 28 janvier et que les actions en justice nécessaires ont pu être entreprises.                                       

Source: Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture (KRC), Beirut, 28/1/07.

 

(Horizons et débats, 14 février 2007, 7e année, N°6)

mise à jour  le 16/02/07