|
|
Entendu à la radio allemande Ce qu’Andreas Gross n’a pas dit Le samedi 2 mars, au cours d’une interview du Deutschlandfunk, le conseiller national Andreas Gross (PS) a été interrogé sur son passé d’abolitionniste de l’armée. A la question portant sur les missions de l’armée suisse aujourd’hui, il a répondu que celle-ci, vu les changements intervenus dans la situation internationale depuis la fin de la guerre froide, était en train d’être réduite et amenée à remplir de nouvelle tâches. A son avis, on devait la subordonner directement au Secrétaire général de l’ONU comme une sorte de police mondiale. Et il a ajouté que bien entendu, il ne disait pas cela en Suisse avant la votation sur l’adhésion à l’ONU car la révélation de ces projets inquiéterait le peuple suisse. Source: Deutschlandfunk (2/3/02) *** hd. Inquiétude n’est pas le mot. En effet, la connaissance de ces projets aurait suscité l’indignation de larges couches de la population car les partisans de l’adhésion essayaient depuis des semaines de gagner des voix en prétendant que la Suisse n’était pas obligée de mettre ses troupes à la disposition de l’ONU. Pendant ce temps, des représentants du peuple comme Andreas Gross songent avec un empressement précipité à offrir notre armée tout entière aux Nations unies. La signification traditionnelle de notre armée se voit ainsi pervertie. Elle ne serait plus destinée à la défense du pays. Gross aurait enfin atteint son ancien objectif. Il n’est pas question pour lui d’actions en faveur de la paix. Dans l’intérêt des grandes puissances, on enverrait les soldats suisses – devenus gendarmes du monde – se faire massacrer au cours des «interventions fermes» prévues par l’ONU. |