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CICR News 02/12 du 21 mars 2002 Les pompes, les canalisations, De plus en plus, l’eau sera cause de conflits dans les années à venir. Cette mise en garde a été lancée par des ingénieurs en eau et habitat du CICR à la veille de la Journée mondiale de l’eau (22 mars). L’approvisionnement en eau potable et le traitement des déchets dans les zones déchirées par un conflit sont deux activités majeures du CICR depuis 1985, année où l’institution avait entrepris d’aider les centres de santé érythréens, confrontés à un afflux massif de victimes de maladies véhiculées par l’eau. Il avait été constaté que les malades étaient moins nombreux lorsque les populations avaient accès à l’eau potable. Prévenir une maladie vaut toujours mieux que devoir la traiter. Aujourd’hui, l’Unité «eau et habitat» du CICR est active dans plus de 30 pays. A mi-chemin entre les opérations d’urgence et les projets de développement, son action vise à satisfaire les besoins en eau de près de sept millions de personnes à travers le monde. L’an dernier, le budget de l’Unité était de 55 millions de dollars US. L’Unité s’occupe principalement de mettre en place des méthodes sûres d’élimination des déchets, d’installer des unités de pompage et des systèmes de purification de l’eau. Dans certains cas, ces activités sont menées dans la plus grande discrétion. En Bosnie, par exemple, les combattants d’une certaine région n’ont jamais su que des canalisations essentielles se trouvaient sous la ligne de front. De ce fait, elles n’ont jamais été endommagées, et des centaines de milliers de civils ont continué à avoir accès à de l’eau potable. La protection des ressources en eau contre la contamination est l’un des aspects clés des activités liées à l’eau et à l’habitat. En sa qualité d’intermédiaire neutre, le CICR est souvent la seule institution à même de fournir des produits chimiques ou des pièces de rechange essentiels (par exemple, pour les 15 stations de pompage de Bagdad) ou d’acheminer par bateau du matériel pour l’adduction des eaux, des zones contrôlées par le gouvernement aux zones contrôlées par les rebelles (par exemple, à Sri Lanka). Kaboul a été entièrement dévasté par un interminable conflit. Pourtant, le personnel local du CICR a pu rapidement remettre en état le système d’approvisionnement en eau endommagé lors des frappes aériennes d’octobre dernier. Il a également réparé, en octobre aussi, des latrines privées pour 50000 familles. Source: www.icrc.org/icrcfre.nsf/ |