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Pourquoi l’ONU reste un problème

par Diethelm Raff

Le «oui» de la population à l’adhésion à l’ONU doit être accepté, bien que la manipulation massive par les 432 «conseillers en communication» de la Confédération ait empêché l’expression libre et authentique de la volonté populaire. Il existe cependant un grand nombre de raisons objectives militant contre une adhésion. Celle-ci, avec elle la perte de neutralité qui en découle, aura à l’avenir d’importantes conséquences négatives pour la Suisse, en particulier le fait que notre pays sera de plus en plus mêlé partout dans le monde aux intérêts des grandes puissances imposés par la guerre et qu’elle perdra ses possibilités de médiation pacifique. Nous demandons à nos lecteurs de bien observer les événements actuels et de se demander comment opposer aux seigneurs de la guerre une alternative de coexistence pacifique et de résolutions des conflits par la négociation, le respect du droit des peuples à l’autodétermination et le modèle de la démocratie directe. Chacun devrait être choqué de voir le Secrétaire général de l’ONU, qui dépend des Etats-Unis, remettre au gouvernement afghan imposé de l’extérieur la liste de ceux qui écriront la future Constitution, ou l’administration de l’ONU au Timor oriental conclure des accords avec des groupes industriels pour l’exploitation des matières premières sans que le pays ait son mot à dire. C’est la raison pour laquelle nous allons présenter les problèmes les plus importants que l’ONU pose aux citoyens de tous les pays.

Un examen impartial de l’Organisation et de ses buts montre qu’avec elle, il n’y a plus de citoyens libres pouvant vivre ensemble en paix. Les changements qui sont intervenus surtout ces dix dernières années conduisent à l’anéantissement de toutes les grandes conquêtes des Lumières qui ont permis aux hommes de vivre selon leur nature. Les faiseurs d’opinion traitent avec dérision et hargne tous ceux qui, pour de bonnes raisons, ont opté pour la paix, la liberté et les droits de l’homme en s’opposant à l’adhésion à l’ONU. Il s’agit là d’une manœuvre destinée à détourner l’attention de ceux qui ont, en acceptant l’adhésion, perdu des droits fondamentaux.

Ces droits perdus, nous les citoyens – et non seulement en Suisse, mais dans tous les pays – nous devrons les reconquérir. Malheureusement, il nous en coûtera beaucoup d’efforts, comme par le passé. Un lobby puissant œuvrant également au sein de l’ONU, qui agit de manière autoritaire, centraliste et belliqueuse sur notre planète, s’oppose à ces efforts démocratiques.

L’ONU – élément de l’«unique superpuissance mondiale»

L’unique superpuissance mondiale, c’est-à-dire les Etats-Unis tels qu’ils sont décrits dans le livre «Le grand échiquier» de l’influent géostratège Zbigniew Brzezinski, assujétit l’ONU dans le cadre de sa stratégie hégémonique. C’est le seul moyen de réaliser son projet de gouvernement mondial. Aussi les USA ont-ils installé un Secrétaire général à leur convenance, Kofi Annan, contre la volonté de la grande majorité des pays. Boutros-Ghali, proposé par la plupart des Etats pour un deuxième mandat, a expliqué plusieurs fois publiquement que s’il a été écarté, c’est pour ne pas avoir tenu assez compte des exigences des Etats-Unis. Comme les grandes puissances disposent du droit de veto pour l’élection du patron de l’ONU, les Etats-Unis ont pu désigner «leur» Secrétaire général.

L’influent magazine Foreign Affairs a exposé en septembre 2000 la stratégie de la soumission de l’ONU aux intérêts des Etats-Unis. Les organes des Nations unies à New York sont raccordés directement aux Départements américains. Les Etats-Unis dictent à l’ONU dans quelles régions elle doit intervenir au titre des «interventions de maintien de la paix» et de l’«aide humanitaire». A travers l’ONU, les frais peuvent être imposés à d’autres pays et les organisations non-gouvernementales peuvent intervenir dans la gouvernance mondiale en dehors des processus démocratiques. Les Etats-Unis ont promis de renoncer aux critiques de leurs milieux conservateurs et de payer leurs arriérés de contributions dès que l’ONU ferait ce que le président des Etats-Unis décide. C’est ce qui s’est produit en Afghanistan au nom de la «lutte contre le terrorisme».

L’ONU justifie les guerres
des grandes puissances

La justification des guerres de l’ONU a été donnée par le groupe de stratégie mis en place par Kofi Annan le 21/8/2000 et dirigé par Lakhdar Brahimi (www.un.org/peace/reports/peace-operations). La mise en application a été effectuée par Brahimi, représentant de l’ONU en Afghanistan. Selon le «rapport Brahimi», l’ONU ou des grandes puissances mandatées par celle-ci doivent effectuer des «interventions fermes» et utiliser la force contre les fauteurs de guerre. L’ONU doit appliquer la doctrine absurde selon laquelle on peut imposer la paix par les armes. Pour ce faire, elle a besoin de troupes d’intervention rapide pouvant mener avec succès cinq guerres en même temps dans le monde. Ces troupes devraient pouvoir intervenir également dans des conflits internes, violant ainsi la souveraineté des Etats. Un service de renseignements de l’ONU peut œuvrer dans tous les pays et constater à quel moment et avec quels moyens il faut intervenir pour s’attaquer «précocement» aux conflits. Les guerres doivent être menées par des puissances capables d’agir de manière efficace, donc par les grandes puissances. Ensuite, l’ONU installe des protectorats pour protéger les conquêtes coloniales.

L’ONU renie sa Charte

Sous la pression des Etats-Unis et d’autres grandes puissances, l’ONU renie l’art. 1-2 de sa Charte qui affirme l’«égalité de droits des peuples et leur droit à disposer d’eux-mêmes». La Charte interdit les guerres, la menace et l’emploi de la violence contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des Etats; elle encourage le règlement pacifique des conflits. En bombardant la Yougoslavie, les USA et l’OTAN ont violé la Charte sans que Kofi Annan ne proteste. Les Etats-Unis l’ont fait également en Afghanistan et menacent de guerre au moins 30 autres pays. En réalité, ce qui les intéresse, dans cette région pétrolière, ce sont les pipelines. Sous couvert de «lutte contre le terrorisme», ils ont réussi à construire deux aéroports, l’un au Kirghistan et l’autre en Ouzbékistan. L’ONU soutient cette politique hégémonique en installant, grâce à une «conférence sur la paix» un gouvernement composé des chefs de différentes troupes de bandits. Au lieu de condamner les Etats-Unis pour violation de la Charte, voire de les bombarder, selon la stratégie à laquelle ils ont recours actuellement, non seulement l’ONU se tait mais elle soutient la stratégie impérialiste consistant à instaurer des protectorats.

L’ONU contre
la protection de la famille

Au mépris de l’article 16-3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), l’ONU, avec la Convention relative aux droits de l’enfant (1990), ne considère plus la famille comme la cellule naturelle et fondamentale de la société, si bien qu’elle a perdu son droit à être protégée par l’Etat. Dans tous les documents de l’ONU, il n’y a plus que des ménages considérés comme des unités administratives appelées à appliquer les normes de l’ONU.

L’ONU justifie la suprématie
des grandes puissances

Comme les oppositions à la stratégie guerrière ont été très vives, Kofi Annan a essayé de minimiser les choses dans son rapport du 1er juin 2001 (Implementation of the Recommendation of the Special Committee on Peacekeeping Operations at the Panel on United Nations Peace Operations, A/55/977), mais il a élaboré en même temps une meilleure justification idéologique de cette conception belliciste.

Cependant, pour s’attaquer à la souveraineté, il fallait mettre sur pied un autre groupe stratégique. Cette fois-ci, Kofi Annan n’a pas pu l’installer lui-même car les pays souverains avaient l’œil sur sa composition. C’est pourquoi il a été décidé que c’est le Canada qui constituerait la Commission internationale de l’intervention et la souveraineté des Etats (CIISE) et rédigerait un rapport à l’intention de l’ONU. Ce groupe stratégique a décidé que la grande puissance Etats-Unis/ONU pouvait user de la menace de guerre ou, si nécessaire, la mener, si un Etat était incapable ou non désireux de protéger sa population. La Commission a précisé que la notion «d’intervention humanitaire» signalait encore trop explicitement qu’il s’agissait d’une intervention extérieure illégale. Les guerres menées par les Etats-Unis et l’ONU se nommeront désormais Responsabilité de protéger comme l’indique le titre du document final. Les spin-doctors agissant en coulisse veulent que le Conseil de sécurité puisse désormais décider si un gouvernement ne fait pas assez contre la misère de sa population. Cet organe dominé par les grandes puissances doit donc pouvoir décider à l’avenir à quel moment la population de n’importe quel pays doit être protégée par les troupes des Etats-Unis et de l’ONU. Comme il est touchant de voir le Conseil de sécurité prendre la «responsabilité morale» de tous les hommes de la planète et, partant, de fouler aux pieds le droit des citoyens à l’autodétermination! Chacun sait que les grandes puissances, fortes de leur droit de veto au Conseil de sécurité, constateront toujours un besoin de protection de la population lorsqu’ils voudront imposer dans un pays leurs intérêts liés à la géostratégie ou aux matières premières. A l’époque coloniale déjà, la justification de l’oppression était la même.

A la Conférence sur les femmes de New York, on formule un concept de guerre de libération de la femme inspiré de la guerre en Afghanistan. Proclamant que «la pauvreté est féminine», les féministes, dominées par les trotskistes, veulent, à l’ONU, créer un fondement de la guerre. Il ne s’agit plus de régler les conflits de manière pacifique mais d’imposer ses intérêts par la guerre.

Des victimes
dans la population civile

Conformément à la politique de suprématie de l’ONU, les missions de cette dernière n’ont pas apporté d’aide dans le monde, comme l’a même démontré le rapport Brahimi. En Iraq, selon des sources onusiennes, au moins 800 000 personnes (mais peut-être plutôt 1,2 million), surtout des enfants, sont mortes à cause de l’embargo de l’ONU qui interdit entre autres l’importation de médicaments. La population manque toujours de produits alimentaires parce que les installations d’irrigation, détruites délibérément par les bombes américaines, ne peuvent pas être remplacées. L’ONU s’est rendue coupable d’un crime contre l’humanité. Trois responsables des programmes d’aide de l’ONU en Iraq, un Suisse, un Allemand et un Irlandais, se sont retirés pour protester contre la persistance de ce crime. Au Rwanda, Kofi Annan est, entre autres, responsable de ce que des centaines de milliers de personnes ont été assassinées par les Tutsis. Malgré des rapports détaillés, l’ONU les a, sur ordre des USA, livrés aux bandes de tueurs. La mission des Nations unies au Sahara occidental a apporté à la population la guerre au lieu de la paix. En Tchétchénie, l’ONU, sur ordre de la Russie, ferme les yeux sur la terreur et la misère. En Palestine, à cause du veto américain, l’ONU reste depuis 50 ans les bras croisés face aux guerres qui se succèdent et privent les Palestiniens du droit à l’autodétermination. Au Timor oriental, elle a toléré l’oppression pendant des décennies et l’intervention de l’Indonésie est intervenue seulement au moment où des intérêts géostratégiques ont été en jeu. Elle exerce sa tutelle sur la population, lui impose une administration coloniale et conclut même avec des grands groupes industriels des accords sur l’exploitation des matières premières. Au Cambodge, les troupes des Nations unies ont apportés le SIDA à la population et l’ONU protège les criminels de guerre.

L’ONU tolère les violations
des droits de l’homme

De toute évidence, l’ONU ne condamne pas les violations des droits de l’homme commises par les puissances mondiales ou par leurs délégués, comme les mauvais traitements infligés par les USA aux prisonniers de guerre afghans ou le bombardement répété et intentionnel d’installations de la Croix-Rouge en Afghanistan.

L’ONU, instrument d’une
«gouvernance globale» autoritaire

Sous le terme de gouvernance globale, l’ONU applique ouvertement depuis 15 ans un concept visant à exercer un contrôle de plus en plus grand sur les hommes. La mesure la plus importante consiste à affaiblir les Etats nations et à priver ainsi les citoyens de la seule possibilité d’autodétermination dont ils disposent si ces Etats sont démocratiques. Pour ce faire, l’ONU crée de plus en plus d’institutions sans légitimité démocratique qui établissent leurs propres normes; elle encourage des structures non-démocratiques (UE, Union africaine, ANSEA, ALENA), accorde des droits à des ONG, augmentant ainsi leur influence, octroie des privilèges aux grandes métropoles mondiales car elles doivent exercer leur domination. Elle présente elle-même sa stratégie de manière détaillée dans une publication du groupe de travail «Histoire de l’ONU» préfacée par Kofi Annan (Louis Emmerij, Richard Jolly, Thomas G. Weiss, Ahead of the Curve? UN Ideas and Global Challenges, Indiana University Press, 2001)

Les auteurs écrivent que l’ONU a institutionnalisé dans les années 90 un système de conférences qui sert de courroie de transmission pour la diffusion de normes qui doivent être imposées au monde entier grâce à des instruments toujours meilleurs. Le Secrétaire général en est un. C’est une pratique qui était courante dans les pays communistes. Qu’on se souvienne du tristement célèbre Maurice Strong. On organise une série de conférences préparatoires dans lesquelles, à l’aide de méthodes psychologiques et sous la menace, on amène les délégués des pays participants à adopter la ligne voulue, des ONG doivent exercer un contrôle sur les individus, un document final contenant un programme d’action est élaboré, des conférences sont organisées au cours desquelles on peut vérifier quels pays ont déjà appliqué des mesures et lesquelles. Il existe également des instances de contrôle. Ainsi, au sein de l’UE, la Commission adresse des menaces aux pays qui ne respectent pas les normes. On menace ouvertement les pays en développement de leur refuser l’aide de l’UE, des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie s’ils contreviennent aux règles. On insiste sur le fait que la protection de l’environnement est un bon moyen de justifier l’application de ces décisions prises de manière antidémocratique.

Les auteurs du rapport décrivent avec exactitude com-
ment on travaille délibérément à anéantir la souveraineté des peuples. Selon eux, il ne s’agit plus que d’imposer dans le monde entier des structures sociales, des comportements, des valeurs, des attitudes. Cela signifie que dans les pays démocratiques, on prive délibérément et systématiquement les citoyens de tout contrôle sur leur propre vie et que l’on instaure un système mondial semblable à celui des anciens pays de l’Est mais dont les mécanismes de contrôle devraient mieux fonctionner et qui fait participer également les grands groupes industriels à ce «meilleur des mondes».

L’ONU protège
les multinationales

La nouvelle ONU aide les multinationales à se débarrasser des opposants à la mondialisation et à faire leurs affaires orientées uniquement vers les profits boursiers sans souci des intérêts des citoyens. A cette fin, Kofi Annan a conclu en 1999 à Davos le Pacte mondial (Global Compact) avec les 1000 groupes économiques les plus importants. Ces derniers s’engagent à respecter des normes minimales et, en échange, l’ONU leur promet de ne plus les critiquer. Les grands groupes suisses, et en particulier l’UBS (dont les principales activités n’ont plus lieu en Suisse), ont déclaré, par la voix de Marcel Ospel dans Facts der Wirtschaft : «En raison de l’opposition grandissante à la globalisation, le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a initié le Pacte mondial (Global Compact) entre les Nations unies, l’économie privée mondiale et les organisations non gouvernementales (ONG). L’ONU s’engage entre autres à imposer le développement du génie génétique dans les grandes entreprises et à le protéger contre ses détracteurs». Or il se trouve que le génie génétique livre la clé d’un nouveau type d’armes biologiques qui pourraient être nécessaires pourneutraliser des groupes d’individus dans la nouvelle structure de pouvoir.

La protection des multinationales sert également à miner le droit des citoyens à l’autodétermination. Ainsi, la gestion des services publics de télécommunications et d’approvisionnement en eau ou en électricité est retirée aux communes ou aux Etats et confiée à des sociétés anonymes ou à des Sarl. Ces dernières sont peu à peu rachetées par des grands groupes. Elles échappent au contrôle des citoyens et n’ont plus qu’un objectif, le profit, si bien que, en dehors des grandes villes, l’approvisionnement devient de plus en plus mauvais. La gauche centraliste souhaite ainsi qu’une révolution permette de replacer ces institutions sous le contrôle de l’Etat mondial et les grands groupes espèrent faire des profits énormes sur ces produits qui, étant de première nécessité, devront être achetés quel qu’en soit le prix. Ce système est imposé entre autres par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui ne prêtent leur argent que si l’approvisionnement est privatisé. Dans certains pays, la privatisation doit être imposée au travers des négociations sur les services qui ont lieu actuellement. La Suisse devrait alors abandonner son approvisionnement en eau à des groupes étrangers.

L’ONU devient
financièrement indépendante

Depuis qu’au cours des années 90, elle a introduit une quantité de normes et de mécanismes d’application destinés à mettre à mal la souveraineté, l’ONU a estimé que l’heure était venue de se rendre financièrement indépendante des Etats. La prochaine conférence de Monterrey va établir quelle part du financement de l’ONU proviendra des grands groupes et quelle part proviendra d’un impôt direct. L’ONU sera donc dotée du pouvoir fiscal, ce qui représente une nouvelle atteinte à la souveraineté des Etats. (Monterrey: www.un.org/News/facts/conceres.htm et www.un.org/esc/ffd/0102Facilit-text.htm)

Le principe de l’ONU va
à l’encontre de la neutralité

Au sein de cette folie que représente la gouvernance globale, il ne doit plus y avoir de place pour l’autodétermination des citoyens. Les grands consortiums suisses se sont prosternés aux pieds de l’ONU en dépensant 12 millions de francs pour manipuler les citoyens. En tant que partie intégrante du Global Compact de Kofi Annan, ils se sont assuré leur participation au pouvoir mondial. La neutralité est incompatible avec l’adhésion en raison des clauses de la Charte onusienne qui ne reconnaît pas la neutralité d’un Etat-membre et exige sa participation aux mesures prises. Le lendemain de la votation, le communiqué de presse du parti socialiste l’a bien précisé, de même que les grands journaux comme le «Tages-Anzeiger» (cf. encadré).

Les médias savent très bien que les citoyens seront privés de leurs droits et de la paix dans le monde globalisé. Certes, ils ont dit oui mais seulement parce qu’on leur a menti délibérément en prétendant que la neutralité serait préservée. Tous ceux qui, comme Klaus Kinkel (cf. encadré), affirmaient avant la votation que l’adhésion à l’ONU impliquait la participation à des engagements militaires ont été traités de menteurs pendant des semaines dans des annonces de journaux en couleurs. Le développement de la structure autoritaire et belliciste constituée par les Etats-Unis et l’ONU est tellement urgent qu’au lendemain de la votation, on expliquait aux citoyens qu’ils avaient voté pour quelque chose de totalement différent de ce qu’on leur avait fait croire pendant des mois et qu’ils devaient même s’attendre au contraire.