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Réaction d’un lecteur Et si les tours avaient été minées… Je me réfère à l’éditorial de Mme Buchholz-Kaiser, «Pour mémoire, l’incendie du ‹Reichstag› ou pourquoi il vaut la peine de réfléchir aux expériences du passé», paru dans votre édition de décembre 2001. Au premier abord, je le trouvais, franchement dit, un peu anti-américain. Nous, Européens, n’avons pas de raisons particulières, ni culturelles, ni économiques ou autres, de nous mettre contre les Américains; car ils sont une partie de nous, de notre souche, de notre culture! Tout le monde a «un oncle en Amérique»! A la deuxième lecture, cependant, j’ai dû donner raison à l’auteur; sous les guerres qui ont ravagé l’Europe du 20e siècle, et qui ont balayé la noblesse et les maisons princières du pouvoir politique, se cachaient des vilaines affaires d’argent et d’hégémonie, et peut-être aussi la nécessité d’accéder aux ressources de matières premières stratégiques. Peut-être y avait-il également une part de «vengeance familiale» de la part du «nouveau monde», enfant pauvre et délaissé, voire exploité, par sa «maison paternelle», qui profitait de l’occasion pour s’en prendre à l’opulence de «l’ancien monde» afin de couvrir ses propres besoins en infrastructure. A la troisième lecture, je me suis demandé si ces crises économiques et ces guerres du 20e siècle n’étaient pas des déraillements inévitables, fruits d’une compréhension toujours insuffisante des mécanismes sociaux et économiques et de leurs dysfonctions. Or, si tel est le cas, et je tends vers cette interprétation des choses, nous – c’est-à-dire l’humanité – aurions un besoin urgent de réviser certaines de nos structures, afin de prévenir à d’autres «incendies du Reichstag» et à leurs conséquences fatales. Une de ces dysfonctions actuelles frappe notre système de crédit. Tant que le crédit correspond à un investissement réel à valeur correspondante, et tant que les intérêts et amortissements sont payés, tout va bien. Mais lorsque le débiteur ne peut plus servir sa dette, ou lorsque l’investissement perd sa valeur, notre système de crédit montre une incapacité totale à gérer la situation: soit que des entreprises à fonction rentable et utile pour la société sont démantelées comme si cela pouvait rendre quelque chose mieux, soit que l’intérêt non-payé est ajouté à la dette en capitaux, comme si cela augmentait la valeur de l’investissement initial. Dans la pratique, il en résulte uniquement un appauvrissement du tissu entrepreneurial et une inflation cachée. Car, qu’est-ce donc bien d’autre que de l’inflation si une banque commerciale ou la banque mondiale ajoute l’intérêt non-payé à la dette, ce qui augmente la masse monétaire sans que le capital réel correspondant ait également augmenté. Si pour sortir de cette spirale débile on en vient ensuite à prendre les armes pour détruire encore davantage, il est hautement temps de réfléchir et de changer certaines choses! D’abord, il faudrait considérer un peu autrement la monnaie et l’économie. La monnaie et l’économie ne sont pas en premier lieu propriété et moyen de l’acquérir, mais plutôt des moyens pour faire travailler les gens afin de se procurer l’infrastructure, les biens et les services nécessaires à leur vie. Lorsqu’un investissement à été réalisé, l’argent dépensé a déjà servi son but principal: il a fait travailler des gens, et il a permis de créer une infrastructure jugée nécessaire. Tant que l’exploitation de cette infrastructure est profitable en soi, cette dernière doit être considérée utile à l’humanité, même s’il s’avère après coup que l’investissement n’était pas aussi rentable que prévu, et que le résultat de son exploitation ne suffira pas pour servir la dette de manière convenue. Il faudrait alors simplement servir la dette de manière possible, plutôt que de démanteler l’entreprise. Aucun paysan ne viendrait d’ailleurs à l’idée de vendre son champ parce qu’il a eu une mauvaise récolte. L’erreur est humaine et l’avenir toujours incertain, et s’il y a des coupables, il y a également des tribunaux. L’important pour la société humaine est de préserver ce qui fonctionne et d’éviter que des innocents subissent les conséquences des fautes d’autrui. Nous devons d’urgence apprendre à régler nos affaires d’une manière civilisée! Ce qui m’amène à reconsidérer ces deux tours de Manhattan qui se sont effondrées le 11 septembre 2001. Car il y a des inconsistances dans cet effondrement; il y a les faits qu’on voit sur les images que la télévision nous a transmises, et puis, il y a la version officielle de ces mêmes faits. Les faits sont, que ces tours, pour résister à des forces du vent allant jusqu’à 160 km/h à une hauteur de 400 m, avaient une construction interne extrêmement robuste, en acier, à l’exemple d’une super-grue revêtue de verre. L’impact d’un avion de ligne ne leur infligeait pas des dégâts suffisants pour un effondrement. Ce n’est que 30 minutes après l’impact que la première tour s’est effondrée. L’argument officiel pour «expliquer» ce fait voudrait que la chaleur due à l’incendie du kérosène ait ramolli la structure en acier de la tour. Or, si tel fût possible, on s’attendrait néanmoins à un effet asymétrique, car il n’est simplement pas possible qu’un impact d’un côté déterminé puisse produire un effet symétrique. La partie supérieure de la tour aurait donc dû s’incliner vers un côté lors de son effondrement! Ce qu’on a observé, par contre, était un effondrement exactement vertical, et en plus, la «coupure» de la structure se faisait nette à la hauteur d’un même étage déterminé, bien en dessous de l’impact de l’avion de ligne, à approximativement deux tiers de la hauteur totale du bâtiment. Observez bien ces images! Edgar Muller, Lausanne |