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La politique de colonisation d’Israël Violation du droit international thk. Le 13 mai, l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a rendu public son dernier rapport intitulé Land Grab: Israel’s Settlement Policy in the West Bank (Appropriation illégale de territoires: la politique de colonisation d’Israël en Cisjordanie). Les derniers chiffres montrent comment les colons israéliens se sont approprié toujours plus de terres en Palestine. En tout, 42% de la Cisjordanie sont sous contrôle permanent d’Israël. Certes, les colonies représentent seulement 1,7% de l’ensemble de la Cisjordanie, mais étant donné l’étendue des communes, la proportion est de 6,8%. Les autres territoires sont placés sous la juridiction des autorités régionales israéliennes. Ils doivent servir de réserves en vue d’un développement de la colonisation. Mais ce n’est pas tout. Selon B’Tselem, la politique israélienne vise directement à détruire l’unité du territoire palestinien et à empêcher ainsi la constitution d’un Etat. Les colonies juives encerclent littéralement les villes palestiniennes et les coupent des régions environnantes. En outre, les routes israéliennes traversent les territoires palestiniens et empêchent les liaisons directes entre les différents territoires palestiniens. En effet, seuls les Israéliens peuvent circuler sur ces routes. B’Tselem dénonce également le fait que le gouvernement israélien encourage ses citoyens à établir des colonies en Cisjordanie grâce à d’importantes incitations financières et à des allègements fiscaux. Après la guerre des Six-Jours et l’occupation du pays en 1967, Israël a commencé l’implantation de colonies de peuplement et l’a poursuivie durant toutes les années qui ont suivi. Aujourd’hui, 380 000 citoyens israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. En tout, 123 colonies juives ont été créées dans lesquelles vivent, indépendamment de Jérusalem, quelque 200 000 colons juifs. Même pendant le processus de paix d’Oslo, de 1993 à aujourd’hui, de nouvelles colonies ont été installées et les colonies existantes ont été étendues, ce qui, selon B’Tselem, équivaut à une conquête indirecte. L’organisation précise à ce sujet que le droit international (4e Convention de Genève) interdit la colonisation d’un territoire par des citoyens du pays d’occupation. Outre l’examen de la politique de colonisation d’Israël et de l’atteinte au droit international qu’elle représente, B’Tselem dénonce les violations des droits de l’homme qui y sont liées. Elle demande l’évacuation des colonies. «Du point de vue des droits de l’homme, il n’y a pas d’autre solution.» En attendant la mise en place du processus, l’organisation propose au gouvernement israélien quelques mesures intermédiaires visant à réduire les atteintes aux droits de l’homme et au droit international: stopper l’établissement de nouvelles colonies et la construction de nouvelles routes de contournement; cesser d’encourager les Israéliens à aller s’installer dans les colonies et de les soutenir financièrement; commencer à restituer les terres en jachère aux communes palestiniennes; prendre des mesures incitatives à l’égard des colons juifs afin de les faire rentrer en Israël. • |