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Recommandation A propos du film «Enfants sans amour» Ce film, réalisé en 1963 par Kurt Goldberger, montre les résultats d’une recherche menée par un groupe de pédiatres, de psychiatres et de psychologues tchécoslovaques sous la direction de Josef Langmeier, Zdenek Matejcek et Marie Damborska. Ces spécialistes ont eu une occasion unique d’observer sur de nombreux enfants les conséquences d’une éducation collective en dehors du milieu familial. «Enfants sans amour» met en évidence la carence affective et ses conséquences: troubles et ralentissement du développement de l’affectivité, du langage, de l’intelligence et du comportement social. Accessible à chacun, le film est tellement émouvant qu’il n’a pas été sans effets, même en Tchécoslovaquie. Dans de nouvelles lois des années 60, la famille en tant qu’institution éducative a retrouvé sa première place et l’éducation familiale a de nouveau été vivement encouragée. Le film montre de façon saisissante les différences entre l’éducation en foyer et celle qui a lieu au sein de la famille. Nous voyons des enfants atteints de troubles psychiques dont les symptômes sont la tristesse, l’agressivité, l’absence de repères et les tendances criminelles. On nous montre avec empathie comment ces enfants ont grandi dans des foyers. Ils ont dû se partager leur «mère», c’est-à-dire l’éducatrice, avec douze autres enfants. Le déroulement de la journée était très strictement réglé. Chaque enfant ne recevait que peu d’attention. La plupart du temps, les éducatrices travaillaient en équipes. Ainsi les personnes de confiance, qui sont très importantes pour les petits, se succédaient au cours de la journée. Les enfants n’avaient pas la possibilité de développer une relation sereine et durable avec un adulte; ils devaient constamment s’habituer à de nouvelles personnes. C’était tout particulièrement le cas dans les foyers où le personnel ne s’investissait pas plus que dans n’importe quel autre travail. Les innombrables déceptions éprouvées par ces enfants sont présentées de façon touchante. Leur activité psychique finit par s’émousser et ils ne peuvent plus établir de relations à autrui. Ils n’attendent plus rien de leurs proches, ils s’en détournent ou se replient sur eux-mêmes. Inquiets et tristes, ils cherchent un soutien. D’autres images nous montrent des enfants du même âge que ceux qui ont grandi dans un foyer mais qui vivent, heureux, leurs premières années avec leurs parents et leurs frères et soeurs. Ils sont pleins de vie et développent rapidement un intérêt pour le monde. La mère est toujours présente, elle console lorsque quelque chose ne va pas, elle s’émerveille des découvertes quotidiennes de son enfant et le soutient par son amour et son intérêt. Les enfants élevés dans leur famille sont plus épanouis. Ils apprennent plus facilement parce que l’amour et la sollicitude de leurs parents leur apportent le soutien dont ils ont besoin pour se développer sainement et sereinement. Le film met également en évidence le surmenage psychique complexe observé chez les enfants qui, avant l’âge de quatre ans, ont passé de longues heures à la crèche. «Enfants sans amour» n’a, pour l’essentiel, rien perdu de son actualité. Clair et convaincant, il s’adresse aussi bien aux profanes qu’aux spécialistes en psychiatrie, psychologie, pédiatrie et éducation. •
Disponible en allemand, anglais et tchèque, il peut être
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