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Les ravages de la mondialisation GSt. Depuis que la mondialisation fait partout ses ravages, la totalité des médias, des partis et de l’intelligentsia ne cesse de répéter qu’il faut l’accepter comme un phénomène naturel sans la mettre en question. Le consommateur est tenu de se renseigner sur la provenance des produits qu’il achète. Ce faisant, il a la mauvaise surprise de constater que les pommes viennent d’Afrique du Sud ou d’Amérique latine, les pommes de terre précoces d’Israël, les décorations pour le sapin de Noël de Chine, etc. A qui appartiennent On peut encore réagir à la disparition de certaines entreprises suisses traditionnelles par l’exil intérieur ou par des décisions de boycottage secrètes. Le fait que Coca-Cola ait mis la main sur la source minérale de la vallée de Vals est un sale coup. A l’avenir, chaque fois que nous irons manger au restaurant, il nous faudra avoir en poche la liste des eaux minérales qui sont encore aux mains d’entreprises suisses: il n’y a plus qu’Henniez, Aproz (Migros), Pomdor (Elm), Eptinger, Lostorfer, Gontenbad et Rivella. D’où viens-tu, drapeau bien-aimé? Autre mauvaise surprise: les drapeaux du 1er-Août coupés dans une étoffe bon marché qui, après la première pluie, pendent à leur hampe comme de vulgaires torchons mais qui sont meilleur marché que ceux fabriqués en Suisse viennent d’Allemagne et sont probablement fabriqués à Hongkong. Belle manière de commémorer la fondation de la Confédération! Les Suisses ont-ils perdu la tête? Mais ce n’est pas tout: ce crime a été commis par le chef du département des achats des coopératives Volg, au nom du chiffre d’affaires. Et c’est au nom du chiffre d’affaires et du profit que nous avons bradé peu à peu, au cours d’une seule décennie, ce que des générations avaient construit: les coopératives laitières aux Américains, les PTT au grand capital, la télévision à l’Angleterre, Swissair à la mauvaise gestion des Européens et les routes des cols aux requins de l’UE. L’argent commande-t-il tout? Peut-être que, le 1er août, dans les discours officiels, nous dirons que la recherche du profit domine tous les esprits: Conseil fédéral, parlementaires, partis, élites et chefs d’entreprise. Dans la lutte pour la légère baisse des prix dont on fait bénéficier les consommateurs au nom de la «survie» de notre économie, nous abandonnons tout mais nous le regretterons sans doute amèrement dans un proche avenir, lorsque malgré ce grand bradage, nous assisterons à l’effondrement «global» de l’économie. Seuls ceux qui se sont enrichis se frotteront les mains. •
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