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La nouvelle Constitution, simple «toilettage» aux dires d’Arnold Koller, fut une trahison

«Ce qui semblait impossible s’est produit sans l’ombre d’un désaccord. N’ayant pas compris l’enjeu, le peuple suisse s’est prononcé ce printemps pour l’abandon de ce qui faisait la solidité unique au monde de sa monnaie de même que de la puissance financière et de l’indépendance du pays.

Sans se rendre compte des conséquences de l’abandon de la couverture-or du franc suisse, les citoyens suisses – qui vivent dans la seule démocratie directe du monde – ont adopté une nouvelle Constitution qui abolit la traditionnelle convertibilité en or de sa monnaie (nécessité d’avoir des réserves d’or) laquelle, pendant des générations, avait rendu le franc suisse littéralement «aussi précieux que l’or».

Par le passé, les Suisses avaient toujours eu la possibilité de débattre d’un projet de modification d’un seul article de la Constitution pendant un mois, or cette fois-ci, ils ont dû, en l’absence d’un large débat, se prononcer sur plus de 100 articles contenant des modifications essentielles relatives au gouvernement, à la défense et à la culture. Manifestement, cette hâte était nécessaire pour les empêcher de se rendre compte que leurs lois, leurs droits et leurs coutumes allaient être subordonnés à des décrets et à des mandats internationaux. Ces nouveautés comprenaient également une attaque perfide de la famille traditionnelle.

Bref, ce document incroyable représente un démantèlement des éléments les plus naturels de la vie en communauté comme la liberté, l’identité nationale, la famille et la sphère privée. Ils font place à des objectifs socialistes comme le «droit» au travail et le «droit» au logement. D’autres mesures seront inévitables car les jalons sont posés en vue de l’admission de la Suisse dans l’Union européenne.»

Jane H. Ingraham, Goodbye Sovereign Switzerland, in: Ferdinand Lips, Gold Wars, New York, p. 200