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Des soldats britanniques souffrent du syndrome de la guerre du GolfeQuatre soldats britanniques veulent poursuivre en justice le ministère de la Défense à Londres. Ils ont été vaccinés contre des armes chimiques et affirment souffrir maintenant du syndrome de la guerre du Golfe. Après la vaccination, l’état de santé de ces soldats britanniques était tellement mauvais qu’ils n’ont pas pu participer à la guerre contre l’Irak, rapporte la BBC. Les symptômes étaient principalement des dépressions, des éruptions cutanées et des problèmes respiratoires. «Je m’occupais moi-même d’environ 400 vétérans de la première guerre du Golfe», a précisé Mark McGhee, avocat des soldats, et ils présentaient les mêmes symptômes que les hommes que je défends maintenant». Les 45000 soldats britanniques engagés cette année en Irak ont été vaccinés au préalable à plusieurs reprises contre des armes chimiques et biologiques. Le ministère de la Défense a commencé par adopter une attitude défensive. Il a indiqué que jusqu’à présent, les quatre soldats lui étaient inconnus, mais qu’il existait un programme destiné à dépister le plus tôt possible d’éventuels symptômes. Selon Simon Wessely, professeur au King’s College de Londres, il est possible que l’administration d’une série de vaccins dans un bref intervalle de temps puisse entraîner des problèmes. Il est toutefois trop tôt pour avancer qu’il y ait un «syndrome de la dernière guerre du Golfe». On ne sait pas encore quelles ont été les conséquences – tant pour les soldats que pour la population civile – de l’emploi, lors de la guerre du Golfe menée en 1991 contre l’Irak des munitions contenant de l’uranium. 30000 vétérans américains de la guerre du Golfe ont souffert alors du syndrome de la guerre du Golfe, terme englobant des dépressions, des maux de tête et des douleurs dans les membres. A l’époque, des experts n’écartaient pas l’hypothèse qu’un tel syndrome puisse être causé par l’utilisation de grenades antichar contenant de l’uranium, par des attaques irakiennes aux gaz de combat ou des vaccins contre ces gaz. • Source: Spiegel Online du 27/5/03 (Horizons et débats, numéro 20, juin 2003) mise à jour le 21.06.03 |