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Courrier des lecteurs:Quelques réflexions autour du G8Après la supercherie du G8, Genève se réveille avec la gueule de bois! Mardi soir 3 juin, nous visitions les rues basses sinistrées, entre les vitrines brisées et les palissades couvertes de graffitis dont certains, il faut le dire, avaient pas mal d’esprit. A la place du Cirque, nous fûmes pris dans une sorte de tourbillon de voitures de police qui roulaient en tous sens et toutes sirènes hurlantes. Les bistros étaient vides et les serveurs montaient la garde sur le trottoir. On avait l’impression d’un scénario parfaitement loufoque, qui survenait d’ailleurs comme grêle après vendanges! Nous échappâmes au petit trot à la nervosité ambiante, vite jusqu’au Bâtiment des Forces Motrices où l’Orchestre de Chambre de Genève donnait son concert d’abonnement. L’Art – Dieu merci! – reste au-dessus de toutes les turpitudes humaines. Nous nous trouvons là devant une farce-catastrophe à trois dimensions: elle coûte cher, elle est rocambolesque, elle est tragique: l. Où sera trouvé (ou extrait d’office) l’argent des réparations aux lésés, et après quelle dilution des responsabilités? 2. Pourquoi faut-il une mise en scène échevelée «côté jardin», pour tenter de se faire entendre «côté cour» où tout est réglé sans faille et sans âme? 3. En passant hâtivement d’un sujet à l’autre, les relais médiatiques fiévreux et volatils prennent-ils le peuple pour un agglomérat de voyeurs? Conclusions en forme d’aphorismes 1. L’argent est le champion des vases communicants, il suffit de trouver le bon tube. 2. Théâtre des Grands à la Vauban? Public mis à ban. 3. Les plus grands zappeurs ne sont pas ceux qu’on pense. – A peuple gavé, réflexion entravée! Luce Péclard, Pailly VD |