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Vade-mecum No 1 Ce qu’il faut savoir à propos de l’Union européennepar Henri Houlmann, La Chaux-de-FondsDu fait de cette construction, notre pays se trouve, une nouvelle fois, confronté à son problème séculaire: l’encerclement. Une fois de plus, il s’agit de se situer – de se déterminer. Rester nous-mêmes ou disparaître. Pour avoir de quoi réfléchir, il faut connaître et pour cela, il faut être informé. C’est ce que nous tenterons au cours des différents vade-mecum que nous vous soumettrons dans ces prochains temps. Le fondement: Pour comprendre ce qu’est l’Union européenne il faut avoir constamment en tête sa structure fondamentale. Cette dernière repose sur le principe défini dans le Traité de Maastricht, toujours en vigueur: «Le Conseil européen qui réunit les chefs d’Etat ou de gouvernement des membres ainsi que le Président de la Commission donne à l’Union les impulsions nécessaires à son développement et en définit les orientations politiques générales.» Les décisions du Conseil européen – prescriptions, directives, décisions – se prennent après proposition de la commission européenne et audition d’experts; ces propositions peuvent être acceptées, modifiées ou refusées sans recours. Cela ne correspond à aucun des critères du système politique appelé démocratie, qui est le nôtre. C’est un système appelé oligarchie, dont la définition est: «Régime politique dans lequel la souveraineté appartient à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte et privilégiée.» Dans tous les aspects et les démarches de l’Union européenne, il faut avoir constamment en tête sa structure oligarchique, qu’il s’agisse de son extension, de son parlement, de sa convention, d’une éventuelle constitution, de négociations, dont nous reparlerons ultérieurement. Face à ce phénomène, il est bon de se poser les questions suivantes: – Est-il souhaitable d’abandonner notre système suisse de démocratie directe? – Est-il souhaitable de s’intégrer dans un système dictatorial, réduisant les peuples et leurs parlements au bon vouloir d’une oligarchie, et à celui des groupes de pression des grands prédateurs industriels et bancaires? – Si oui, pourquoi? – Cette intégration serait à l’inverse de tout ce qu’ont voulu et bâti nos ancêtres? Pouvons-nous le renier? le rejeter? au nom de quoi? – Nos ancêtres et nos aïeux ont su, tout au long des siècles, apporter la preuve de leur lucidité et de leur courage; pouvons-nous abandonner ce trait de caractère qui fut à la base de l’existence même de notre pays et de son rayonnement? • Sources: Neue Zürcher Zeitung, Die Presse (Vienne), Le Monde (Paris), Le Monde diplomatique, livres et publications divers, textes officiels (Horizons et débats, numéro 21, juillet 2003) mise à jour le 30.08.03 |