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Le cannabis est la drogue numéro unDe plus en plus d’Européens de l’Ouest cultivent du chanvre pour leurs besoins personnelsEn Allemagne, le cannabis reste la drogue illégale numéro un. Selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants de l’ONU (OICS), de plus en plus d’Européens de l’Ouest cultivent illégalement du chanvre pour couvrir leurs besoins personnels en stupéfiants. De plus, l’OICS précise, dans son dernier rapport annuel, que les quantités de cocaïne entrées en fraude en Europe augmentent et que la consommation d’héroïne, qui était en recul, pourrait bien augmenter à nouveau en raison des récoltes records en Afghanistan. En outre, le commerce illégal de stupéfiants via l’Internet constitue un autre problème. C’est tout particulièrement l’augmentation de la consommation de cannabis qui inquiète les contrôleurs de l’ONU. Le secrétaire de l’OICS Herbert Schaepe a déclaré récemment à Berlin: «Les jeunes considèrent cette drogue comme inoffensive et légale. C’est une erreur.» Sa concentration en tétrahydrocannabinol (THC) [principe actif majeur du cannabis] est de 25% alors qu’elle n’était que de 2% à l’époque des hippies. Bien que le cannabis n’entraîne pas de décès, un quart des places de thérapie sont actuellement attribuées à des personnes dépendantes de ce stupéfiant. Des enseignants allemands se plaignent de ce que la consommation augmente chez les adolescents à partir de 13 ans déjà. «Le manque de motivation scolaire de nombreux élèves est dû directement à l’influence de cette drogue», a déclaré Schaepe. L’OICS déplore l’intensification du commerce des stupéfiants sur Internet et réclame des mesures officielles. C’est dans les pharmacies en ligne des USA que se commandent 90% des substances soumises au contrôle international. Dans bien des cas, il s’agit de produits dopants. Les différentes conventions des Nations unies sur les stupéfiants ont été ratifiées par 170 pays environ. L’OICS est un organisme des Nations unies qui veille au respect des lois sur les stupéfiants. Son rapport annuel apporte notamment des informations sur les tendances de la consommation de drogues dans le monde entier. Il peut être consulté sur le site Web www.incb.org. Source: Deutsche Ärzte Zeitung du 4/3/2004 (Horizons et débats, numéro 25, avril 2004) mise à jour le 03.05.04 |