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drs. Depuis des jours, les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme au Liban. En raison des combats qui se poursuivent, des bombardements de l’armée israélienne, des routes et des ponts détruits, les convois humanitaires ne peuvent plus ou ne peuvent que très difficilement atteindre les régions et les villes coupées de l’extérieur. Jusqu’ici les appels à l’aide n’ont guère été entendus. Aujourd’hui, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a une nouvelle fois attiré avec insistance l’attention sur la situation dramatique au Liban sud. Israël a même imposé une sorte de blocus sur des parties du territoire frontalier, a déclaré aux médias Roland Huguenin, porte-parole du CICR, dans la ville de Tyr (Liban sud), particulièrement touchée. Voici ce que notre correspondante Iren Meier nous communique à propos de l’appel au secours de Roland Huguenin:
Le CICR a insisté pour qu’il y ait, également dans la région des combats au Liban sud, des couloirs pour les convois humanitaires. Il est inadmissible que toute une région soit interdite d’accès aux organisations humanitaires. «We insist that it should be possible even in view of the military hostilities going on to isolate certain stretches of road to make them safe for passage of humanitarian convoys. It can’t be that the entire territory should become a «no-go-zone» for humanitarians.» Les combats au Liban sud, les bombardements incessants de l’armée israélienne, les routes et les ponts détruits et le manque de garanties de sécurité, avant tout de la part d’Israël, ont rendu impossibles presque tous les déplacements. Au cours des dernières 48 heures, le CICR n’a plus pu sortir de Tyr pour se rendre dans les villages. Aujourd’hui, un seul convoi a pu quitter la ville en direction de l’est. «The problem of access into Southern Lebanon is growing by the day. We have not been able to move aut of the town into the villages for the past 48 hours. Today there have …» (On n’entend plus R. H.)
Les souffrances des habitants augmentent de jour en jour. Les provisions s’épuisent. A Tyr et à Saïda, il n’y en aura plus à la fin de la semaine. «… by the day people are suffering more. Any supplies that they had are going to be dwindling very rapidly. We know from the authorities in places like Sayda and Tyre that the supplies of food …» (On n’entend plus R. H.). A Tyr même, le CICR évalue à 25 000 le nombre de ceux qui ont besoin de l’aide humanitaire; dans la région, ils sont 100 000. Ils n’ont pas la possibilité de se procurer de la nourriture car plus rien n’arrive dans la ville. «… according to registration we have done ourselves in the city of Tyre are more than 25 000 people, in the overall region are 100 000 people, they have virtually …» (On n’entend plus R. H.). Dans la région de Saïda et dans les montagnes, la situation est également dramatique, dit Roland Huguenin. Il y a des centaines de milliers de personnes déplacées. Dans les villages du Shuf vivent deux fois plus de personnes qu’avant la guerre. «As to Sayda and the mountains, there are hundreds of thousands of people displaced. Virtually every village in the Shuf mountain has doubled its population.» Et là aussi, comme dans pratiquement tout le pays, c’est le même problème: pas de ravitaillement, pas d’accès à l’aide humanitaire. •
Source: Radio DRS, Echo der Zeit du 8/8/06
(Traduction Horizons et débats)
(Horizons et débats, numéro 38, août 2006)
mise à jour le 18.08.06