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Deux opinions opposées
On ne peut pas ignorer que la récente escalade au Proche-Orient a ravivé, à Washington, le conflit de tendances en matière de politique étrangère. Il concerne, bien au-delà du Liban, les leçons stratégiques à tirer de la crise actuelle. Les néoconservateurs avant tout, qu’on n’avait plus entendus pendant longtemps, donnent de nouveau de la voix: N’ont-ils pas toujours prêché que la diplomatie conduisait à une impasse? Selon Michael Rubin de l’American Enterprise Institute, organisme de prédilection des néoconservateurs, «un dialogue au mauvais moment est pire qu’une absence de dialogue.» Il ne fait pas seulement allusion au voyage de Rice mais à l’offre récente de pourparlers faite à Téhéran dans le conflit sur le nucléaire.
Bush a accusé publiquement l’Iran d’avoir incité le Hezbollah à enlever les soldats israéliens. Les Etats-Unis pourraient-ils encore dialoguer avec les mollahs de Téhéran même s’ils devaient lâcher du lest dans le conflit à propos du nucléaire? «Notre politique iranienne est un échec», écrit Bill Kristol, rédacteur en chef du conservateur Weekly Standard. «Nous devons être prêts à attaquer l’Iran militairement.» •
Source: Frankfurter Rundschau du 21/7/2006
(Horizons et débats, numéro 38, août 2006)
mise à jour le 18.08.06