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Inquiétude quant à la menace croissante des mines

L’Afghanistan est un des pays les plus infestés de mines terrestres et de munitions non explosées. Tandis que des milliers d’Afghans fuiraient les villes pour trouver refuge dans les zones rurales ou se diriger vers les frontières du pays, le CICR craint qu’une telle situation entraîne une forte augmentation du nombre des victimes de mines.

«Depuis le début de la crise actuelle, nous n’avons reçu aucune information concernant d’éventuelles victimes», a déclaré Laurence Desvignes, chef de l’unité du CICR chargée de la prévention contre les dangers des mines. «Et pourtant, beaucoup tentent aujourd’hui de franchir les zones frontières jonchées de mines, ce qui augmente les risques de manière incontestable.» Des conflits antérieurs, comme en Bosnie ou au Kosovo, avaient d’ailleurs déjà révélé que les mines terrestres constituaient une très grave menace, au moment où de très nombreuses personnes se déplaçaient, en particulier sur le bas-côté des routes.

De mars 1998 à décembre 2000, la délégation du CICR en Afghanistan a enregistré 2812 cas de personnes victimes de mines ou de munitions non explosées, dont la moitié étaient des enfants. L’année dernière, il est apparu que près d’un quart des victimes de mines dans le pays étaient des personnes en déplacement, soit parce qu’elles fuyaient la guerre ou la sécheresse, soit en raison de leur mode de vie nomade.

En Afghanistan, les activités du CICR liées aux mines portent principalement sur les soins médicaux, la rééducation physique et les programmes de prévention. Depuis 1994, l’institution soutient le Croissant-Rouge afghan dans ses efforts visant à sensibiliser davantage les communautés les plus vulnérables aux dangers que représentent les mines et les munitions non explosées. En étroite coopération avec des organismes spécialisés dans le déminage et d’autres organisations humanitaires, le CICR favorise une approche communautaire où la sensibilisation s’inscrit dans le cadre d’activités humanitaires plus générales.

«En plus des activités de sensibilisation proprement dites, nous nous efforçons de pourvoir à la subsistance de la population afin d’éviter qu’elle ne soit tentée de prendre des risques, a expliqué Laurence Desvignes. Nous espérons que cela aura un impact favorable sur le nombre de victimes.»

Le Croissant-Rouge afghan et le CICR recueillent 85% au moins de l’ensemble des données concernant les victimes des mines dans le pays. Cela est essentiel pour les organismes de déminage et les institutions des Nations Unies, qui sont ainsi en mesure d’identifier et de surveiller les régions les plus touchées, de marquer les zones minées et de mener des activités de prévention contre les dangers des mines, de manière plus efficace.

Avec le soutien du CICR, le Croissant-Rouge afghan a mis en place des équipes mobiles d’intervention rapide chargées de mieux faire connaître les dangers relatifs aux mines et aux munitions non explosées dans les zones touchées. De nombreuses victimes ont été traitées dans des hôpitaux et autres établissements médicaux auxquels le CICR prête son assistance. En outre, le CICR a installé des centres d’appareillage orthopédique à Kaboul, Herat, Mazar-i-Sharif, Jalalabad, Faizabad et Gulbahar; les victimes de mines terrestres et autres personnes handicapées y reçoivent gratuitement des membres artificiels, des appareils orthopédiques et bénéficient d’une rééducation physique. En 2000, le personnel de l’institution en Afghanistan a produit 4600 membres artificiels, 6 360 appareils orthopédiques, 10680 paires de cannes anglaises et 865 fauteuils roulants.

C’est en Afghanistan que le nombre de personnes ayant bénéficié du programme de rééducation physique du CICR a été le plus élevé l’année passée, pour ce genre de programmes dans le monde.

4 octobre 2001

L’Iran accueille favorablement la présence du CICR en faveur des civils afghans

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les autorités de la République islamique d’Iran sont parvenus à un accord qui ouvre la voie à une présence opérationnelle de l’institution dans ce pays et qui facilitera les activités de secours en faveur des civils se trouvant en Afghanistan. Cet accord fait suite à des pourparlers qui ont eu lieu à Téhéran cette semaine entre le chef des opérations du CICR pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Werner Kaspar, et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Par ailleurs, un représentant du CICR a rencontré des responsables du ministère de l’Intérieur et le président du Croissant-Rouge iranien.

Le CICR et le Croissant-Rouge iranien ont procédé à une évaluation à Machad et dans la région frontalière toute proche afin de repérer les éventuelles routes d’accès et infrastructures locales et de déterminer dans quelle mesure les produits nécessaires à une action de secours sont disponibles sur le marché local. Cette évaluation sera suivie, dans les prochains jours, de l’arrivée d’une équipe du CICR qui ouvrira provisoirement un bureau à Machad et y organisera le transit de l’assistance. D’autres membres du personnel du CICR resteront dans la capitale pour assurer la liaison avec les autorités iraniennes.

Le CICR récolte actuellement des vivres, des médicaments et d’autres secours en quantités suffisantes pour répondre aux besoins de 200000 civils afghans (environ 40000 familles). Ces secours seront progressivement acheminés vers le bureau du CICR à Herat, en Afghanistan, où les collaborateurs afghans de l’institution poursuivent leurs activités humanitaires.

En Iran, le CICR travaillera en étroite coopération avec le Croissant-Rouge iranien, qui dispose d’un réseau efficace de branches locales dans la région frontalière. Forte du soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Société nationale se prépare elle aussi à une éventuelle arrivée massive de réfugiés afghans.

«L’appui de l’Iran nous permettra de poursuivre nos opérations en Afghanistan. De plus, nous serons prêts à faire face à d’autres problèmes humanitaires qui pourraient découler de la crise, a expliqué Werner Kaspar. La coopération étroite avec nos partenaires du Croissant-Rouge iranien sera capitale.» Le CICR fait également l’impossible dans les autres pays voisins de l’Afghanistan (Pakistan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Turkménistan), où des opérations analogues sont en préparation ou déjà en cours. De plus, le CICR met tout en œuvre pour que son personnel expatrié soit autorisé à retourner dans les régions d’Afghanistan contrôlées par les talibans.

4 octobre 2001

Reprise des distributions de secours du CICR

Genève/Islamabad (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a repris récemment ses distributions de vivres et de matériel pour la construction d’abris à des personnes déplacées à Mazar-i-Sharif, dans la région du nord de l’Afghanistan tenue par les talibans. Il a d’autre part poursuivi ses distributions de vivres dans la région de Badakhchan, près de Faizabad, dans le territoire contrôlé par l’Alliance du Nord.

Plus de 35000 personnes déplacées qui ont trouvé refuge à Mazar-i-Sharif reçoivent des demi-rations de riz, de blé, de pois cassés et de ghee (graisse végétale) pour six semaines. En outre, un millier de familles récemment arrivées, après avoir fui les combats entre les forces des talibans et celles de l’Alliance du Nord, reçoivent elles aussi du matériel pour abris, des couvertures et des jerrycans.

«Nos collègues afghans à Mazar-i-Sharif ont évalué les besoins ainsi que la situation en matière de sécurité sur le terrain. Ils recommandent de poursuivre les distributions de vivres et d’autres secours indispensables aux personnes les plus nécessiteuses», a expliqué Mark Steinbeck, coordonnateur du CICR chargé des secours en Afghanistan et actuellement basé au Pakistan. « Les vivres et le matériel pour abris se trouvaient dans nos stocks et étaient prévus pour les personnes déplacées par la sécheresse ou le conflit.»

A Badakhchan, le programme «vivres contre travail» du CICR, dans le cadre duquel des familles – quelque 30000 personnes au total – réparent des canaux d’irrigation, n’a pas été modifié. La fourniture de rations alimentaires à ces familles n’a posé aucun problème. D’autre part, le CICR met ses stocks de vivres à Herat à la disposition du Programme alimentaire mondial, afin que celui-ci puisse continuer à nourrir les personnes déplacées dans des camps de cette région.

Le CICR apporte également son soutien à des hôpitaux, dispensaires et postes de premiers secours dans le pays. Il a pu reconstituer ses stocks de médicaments et de matériel médical à Kaboul et dans les environs lorsqu’un convoi transfrontalier est arrivé dans la ville le 29 septembre. «Un deuxième convoi de deux camions a quitté Peshawar aujourd’hui et devrait arriver demain à Kaboul, a précisé Mark Steinbeck. Nous espérons pouvoir continuer à envoyer des secours médicaux de première nécessité par camion à partir du Pakistan, et plus tard à partir de l’Iran aussi». Les six centres d’appareillage orthopédique du CICR continuent à fonctionner, tandis que les inquiétudes quant aux accidents dus aux mines augmentent. «Il est certain que les gens se déplacent: soit ils quittent les villes, soit ils essayent de gagner les frontières, a encore dit Mark Steinbeck. Les mines sont toujours une horrible réalité en Afghanistan, et nous devons nous attendre à une augmentation des tragédies qu’elles causent.»

Le 16 septembre, le CICR a dû retirer temporairement son personnel expatrié des régions de l’Afghanistan qui sont aux mains des talibans. Une équipe internationale continue à coordonner certaines activités à partir de sa base, située entre Faizabad et Gulbahar. Entre-temps, 1000 collaborateurs afghans dévoués du CICR poursuivent leur travail humanitaire dans l’ensemble du pays.

5 octobre 2001

Assistance médicale pour une population menacée

Un convoi du CICR transportant des secours médicaux est arrivé le samedi 6 octobre à Kaboul. Ces secours étaient nécessaires pour reconstituer en urgence les stocks des hôpitaux et des postes de premiers secours de la ville et de ses environs. C’était le deuxième convoi à atteindre la capitale afghane depuis que le CICR avait dû retirer son personnel expatrié du pays le 16 septembre. Aucun autre transport n’a eu lieu depuis, les frappes aériennes ayant été lancées le lendemain par les forces américaines et britanniques.

Il a fallu 48 heures aux camions qui transportaient des réactifs de base pour tests de compatibilité sanguine ainsi que des assortiments médicaux standard permettant de soigner jusqu’à un millier de blessés, pour parcourir les quelque 250 kilomètres qui séparent Peshawar (Pakistan) de Kaboul. «Avant que débute la crise actuelle, les secours médicaux étaient acheminés en une heure au moyen d’avions équipés de systèmes de réfrigération nécessaires pour la conservation des réactifs», a déclaré Holger Schmidt, administrateur d’hôpitaux au siège du CICR à Genève. «Maintenant, il faut passer une nuit à Jalalabad afin de maintenir la chaîne du froid.»

Au cours des six premiers mois de cette année 2001 (dernières statistiques disponibles), le CICR a apporté son soutien à 17 hôpitaux, 36 dispensaires et 16 postes de premiers secours répartis dans tout le pays. Pendant la même période, près de 129000 patients en consultations ambulatoires ont été enregistrés dans ces établissements, 27000 autres patients environ ont été hospitalisés, et 21000 opérations ont été réalisées.

Les secours fournis par le CICR à ces structures médicales comprennent notamment du matériel chirurgical de base tel que des pansements, ainsi que des analgésiques et d’autres médicaments. Les collaborateurs du CICR assurent également la formation et la supervision des médecins et infirmiers afghans. «Etant donné que l’intensité du conflit a varié au cours des 16 dernières années, nous adaptons constamment notre assistance aux besoins», a ajouté Holger Schmidt.

Sur les 7450 personnes traitées pour blessures de guerre au cours du premier semestre de cette année, 513 avaient été blessées par des mines. Près de 42400 patients étaient des enfants âgés de moins de 15ans, dont 730 au moins avaient été blessés par suite du conflit. Sur les 42000 femmes qui ont reçu des soins, 1050 ont été soignées pour blessures de guerre et, parmi celles-ci, plus de 70 pour des blessures par mines.

«Il est important de noter que ces chiffres n’incluent pas les patients traités dans les 48 structures médicales administrées par le Croissant-Rouge afghan avec le soutien de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a souligné Holger Schmidt. Ils ne tiennent pas compte non plus des services fournis par beaucoup d’autres organisations humanitaires qui ont, elles aussi, été contraintes de quitter le pays.»

Les besoins de la population afghane augmentent au fur et à mesure que la situation du pays se dégrade. Dans ces conditions, l’assistance médicale reste une priorité pour le CICR, qui vient de recevoir, à cette fin, une aide financière importante de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO, European Commission’s Humanitarian Aid Office). Les stocks de l’institution sont en train de s’épuiser dans tout le pays et doivent être reconstitués en urgence.

Un convoi médical est en cours de préparation à Peshawar; il devrait partir le 12 octobre pour Jalalabad. Un autre est prévu pour Kaboul ces prochains jours, dès que les autorités auront donné les autorisations nécessaires.

L’histoire de ceux qui ont tout perdu

«Nous avons tous la même histoire», déclarait une réfugiée afghane à Peshawar. «C’est l’histoire de ceux qui ont tout perdu.» Deux décennies de guerre en Afghanistan ont laissé un pays dévasté, une population anéantie; ceux qui ont survécu sont épuisés, physiquement et mentalement. Selon le rapport du CICR «Les voix de la guerre», le conflit a fait 1,7 million de morts; 2 millions de personnes sont aujourd’hui handicapées, dont nombre de femmes et d’enfants. Cinq millions d’Afghans (la Suisse compte quelque sept millions d’habitants) ont été contraints de fuir le pays.

En 1999, une équipe de chercheurs a recueilli, en Afghanistan, des récits de victimes ainsi que de combattants dans le cadre du projet «Les voix de la guerre». Le rapport, toujours d’une grande actualité, peut être obtenu sur demande au siège du CICR (s’adresser à la Division de la presse, au +41227302550).

11 octobre 2001

Des entrepôts du CICR à Kaboul sont bombardés

Peu après 13 heures (heure locale), un complexe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Kaboul a été touché par deux bombes. Un des employés de l’institution qui gardait les bâtiments a été blessé. Il a été transporté à l’hôpital et, selon les toutes dernières informations communiquées par le personnel du CICR se trouvant dans la capitale afghane, son état serait stationnaire.

Le complexe est situé à deux kilomètres de l’aéroport de Kaboul. Comme toutes les autres installations de l’institution en Afghanistan, il est nettement reconnaissable d’en haut, une grande croix rouge sur fond blanc étant peinte sur le toit de chaque bâtiment.

Un des cinq bâtiments du complexe a été touché directement. Des couvertures, des bâches goudronnées et des bâches de plastique y étaient entreposées. Il aurait été complètement détruit. Un deuxième bâtiment où se trouvait des stocks de vivres a pris feu et a été partiellement détruit, avant que l’incendie ne soit maîtrisé.

Le CICR déplore vivement cet incident, d’autant qu’un membre de son personnel a été blessé. Il a entrepris des démarches auprès des autorités des États-Unis pour en connaître les circonstances exactes.

En vertu du droit international humanitaire, les parties au conflit sont tenues de respecter les emblèmes de la croix rouge et du croissant rouge et de prendre toutes les précautions nécessaires pour que les civils soient épargnés.

16 octobre 2001

Les besoins humanitaires croissants dépassent l’assistance fournie

Depuis le début des frappes aériennes contre l’Afghanistan, le 7 octobre, la situation de la population, déjà durement éprouvée depuis longtemps (qu’il s’agisse des résidents, des déplacés internes ou des réfugiés), s’est encore nettement détériorée. Pourtant, les possibilités d’acheminement de l’aide humanitaire destinée à faire face aux besoins toujours croissants ont été gravement restreintes.

Le CICR met en priorité l’accent sur l’assistance médicale et l’aide d’urgence destinée à sauver des vies dans le pays, activités qu’il mène partout où il le peut et dans la mesure du possible. Toutefois, le programme d’assistance alimentaire de grande ampleur en faveur des victimes de la sécheresse et du conflit dans la région de Ghor, lancé en juin, n’a pu être mené à son terme. De même, les visites aux détenus et les programmes d’action préventive sont actuellement suspendus. Le CICR poursuit ses efforts visant à obtenir les autorisations et les garanties de sécurité nécessaires pour que son personnel expatrié puisse retourner en Afghanistan.

Les contributions et promesses de dons de la communauté des donateurs, vivement appréciées, s’élèvent jusqu’ici à 44 millions de francs suisses pour cette année. Par conséquent, il manque encore 41 millions de francs suisses (25,4 millions de dollars US/27,9 millions d’euros) pour couvrir les besoins pour 2001, dont le montant s’élève, après réajustement, à 85 millions de francs suisses.

17 octobre 2001

Intensification de l’action humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ayant désormais plus facilement accès aux groupes vulnérables et isolés en Afghanistan, il a une idée plus précise des besoins humanitaires les plus pressants dans le pays et a revu ses priorités opérationnelles en conséquence.

La première priorité consiste à distribuer des vivres et d’autres secours d’urgence aux familles démunies qui vivent dans les zones rurales des montagnes du centre de l’Afghanistan, afin qu’elles n’aient pas à se réfugier dans des camps. La deuxième consiste à continuer de visiter les personnes capturées lors des récents combats. Le CICR a pour troisième priorité de continuer à apporter un soutien essentiel aux structures médicales pour leur permettre de soigner les malades et les blessés. Enfin, il poursuivra ses activités de rééducation destinées aux victimes de mines et d’autres munitions dans ses centres d’appareillage orthopédique répartis sur l’ensemble du pays, tout en renforçant son action de prévention auprès de la population contre les dangers que représentent ces engins.

Quelque 112000 personnes se trouvant à Ghor – la province afghane la plus inaccessible – et 26000 dans la région de Bamyan, le CICR se préoccupe en particulier de celles qui sont restées chez elles, dans des régions du pays durement touchées par des décennies de conflit et des années de sécheresse. L’assistance à ces personnes avait été interrompue à la mi-septembre et maintenant que l’hiver a débuté, le CICR mène une course contre la montre, la neige menaçant à tout moment de bloquer l’accès aux vallées les plus reculées. Jusqu’à présent, il a fait froid mais sec, ce qui est inhabituel pour la saison, et l’institution a donc pu acheminer des secours vers les villages de montagne.

Dans les villes de Mazar-i-Sharif et de Kaboul, le personnel du CICR vient aussi en aide à des milliers de résidants dans le besoin, ainsi qu’aux personnes déplacées et à celles dont la maison a subi des dégâts ou a été détruite lors des récents bombardements.

A ce jour et sur l’ensemble de l’Afgha-nistan, les délégués du CICR ont visité plus de 4000 personnes détenues dans plus de 30 lieux de détention, une vingtaine d’entre elles se trouvant aux mains des forces armées des États-Unis à l’aéroport de Kandahar. L’institution a demandé l’autorisation de visiter, selon ses procédures de travail habituelles, toutes les personnes détenues en raison du conflit. Il s’agit notamment pour les délégués de pouvoir s’entretenir avec elles sans témoin et de s’informer de leurs conditions de détention et du traitement qui leur est réservé. Quand ils sont enregistrés par le CICR, les détenus ont la possibilité d’écrire des messages personnels à leurs proches. Ces messages sont ensuite soumis au contrôle des autorités détentrices, avant d’être envoyés à leurs destinataires par l’intermédiaire du réseau Croix-Rouge/Croissant-Rouge.

Par ailleurs, le CICR continue de soutenir plusieurs hôpitaux afghans en leur fournissant une assistance médicale, ainsi que des couvertures, des bâches de plastique, de la nourriture et du carburant pour les générateurs. Les systèmes de distribution d’eau et les pompes à main sont actuellement réparés et entretenus par les ingénieurs du CICR, ce qui permet à un nombre sans cesse croissant d’Afghans d’avoir accès à l’eau potable.

28 décembre 2001