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Délibérations de Genève sur l’utilisation des bombes à fragmentationPour une limitation élargie de certaines armes conventionnellesMardi, à Genève, à l’occasion de l’ouverture de la 2e Conférence consacrée à l’examen de la Convention sur la limitation de l’emploi de certaines armes classiques, les Etats de l’Union européenne, la Suisse et le CICR ont demandé des dispositions supplémentaires pour limiter les effets négatifs des bombes à fragmentation sur la population civile. Dans ce but, il est demandé aux Etats signataires de la Convention de créer un nouveau groupe de travail qui devra élaborer un protocole additionnel. Les effets négatifs de ces bombes doivent être réduits entre autres grâce à une augmentation de la fiabilité fonctionnelle des sous-munitions et la neutralisation des éléments non explosés par les armées qui utilisent ces bombes. Dans son discours, le président du CICR Jakob Kellenberger a justifié la nécessité d’un protocole additionnel par un exemple: au Kosovo, cinq fois plus d’enfants ont été tués par des éléments non explosés que par des mines antipersonnel. Il est inacceptable, a-t-il ajouté, que des personnes qui ont subi les horreurs de la guerre en soient les victimes encore après la fin des hostilités. Il arrive qu’après des conflits même de courte durée, il reste de grandes quantités de munitions non explosées dans les zones de combats. En outre, J. Kellenberg a réitéré la demande du CICR d’interdire de manière générale les bombes à fragmentation dans les régions à haute densité de population. Jusqu’ici, ces bombes ont été utilisées surtout par l’armée américaine en Irak, au Kosovo et en Afghanistan. On ne sait pas encore si les Etats-Unis accepteront l’élaboration d’un protocole additionnel par un groupe de travail. Le chef de la délégation américaine Edward Cummings a fait comprendre avant le début de la Conférence que ces bombes ont une grande importance pour l’armée américaine. Il a, de son côté, proposé d’élaborer des mesures pour limiter les dommages causés par les mines anti-chars. Contrairement à l’utilisation des mines antipersonnel, celui des mines anti-chars n’est pratiquement pas réglementé dans les conventions internationales. Elles peuvent aussi exploser au passage d’autocars ou de camions et ainsi coûter la vie à beaucoup de civils. Source: Neue Zürcher Zeitung du 12/12/2001 |