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Les silences du Secrétaire général

P.M. Dans Le Temps du 7 décembre, M. Kofi Annan plaide longuement en faveur de l’adhésion de la Suisse, qui serait avantageuse pour l’ONU (ce qu’on croit volontiers) mais aussi pour nous, ce qui est moins évident. Or le Secrétaire général a beau se montrer rassurant au chapitre de la neutralité, il reste curieusement silencieux sur le point le plus sensible: la rupture des relations diplomatiques.

Nous posons trois questions:

1.         La Confédération serait-elle tenue, comme tous les Etats membres, de rompre toutes relations avec un autre Etat si le Conseil de sécurité l’ordonne?

2.         Si elle obéit, peut-elle encore prétendre «rester neutre»?

3.         Si elle n’obéit pas, peut-elle encore se prétendre respectueuse des obligations de la Charte?

La réponse à la première question est oui, charte en main, personne ne le conteste. Mais la réponse aux questions 2 et 3 ne peut être que non.

Dans ce cas comme dans l’autre, la Suisse manquerait de parole… à moins d’être expressément dispensée de faire comme tout le monde! Mais là-dessus, silence assourdissant…

Source: La Nation du 28/12/2001