|
Pas de capitulation face au fléau de la drogueSuite à la décision du Conseil des États d’entrer en matière sur une dépénalisation de la consommation de cannabis et, sous certaines conditions, de tolérer la culture du chanvre, l’Union Démocratique Fédérale (UDF) rappelle qu’elle demeure fermement opposée à toute dépénalisation de consommation de stupéfiants. L’UDF, qui a récemment lancé la pétition «pour une Expo sans colline de chanvre» ainsi que le référendum contre la distribution d’héroïne, considère qu’une telle démarche ferait le lit de la dépénalisation de la consommation de l’ensemble des stupéfiants. L’UDF constate que le lobby de la drogue fait actuellement le forcing en matière de promotion de la libéralisation des stupéfiants. De récentes affaires ont par ailleurs démonté les inévitables dérapages qui se produisent en ce moment dans le domaine de la culture du chanvre. L’UDF estime d’autre part qu’il serait incohérent de renforcer la prévention chez les jeunes, et notamment les adolescents qui ont un urgent besoin de repères clairs et solides, tout en légalisant la consommation de stupéfiants. Elle rappelle que les Suisses ont rejeté massivement l’initiative Droleg, et que la prescription d’héroïne sous contrôle médical a été rejetée par l’ensemble des cantons romands, à l’exception de Genève. L’UDF rappelle également les effets néfastes provoqués sur l’organisme des consommateurs de cannabis: réduction et déformation de la perception, perte de mémoire, diminution de l’attention et de la concentration, toux chroniques et entrave au fonctionnement du système immunitaire, ainsi que ceux provoqués sur le psychisme: difficultés d’apprentissage, tendance à l’isolement, syndrome anti-motivationnel et développement de psychoses. Ce sont, d’après l’UDF, suffisamment de raisons qui démontrent qu’il vaut mieux ne pas entrer dans une telle démarche. L’UDF s’étonne des paradoxes qui se produisent actuellement dans le cadre de la révision des stupéfiants. En effet, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) rappelle d’une part «que la consommation de cannabis reste indésirable», et donne des signaux positifs en faveur d’une dépénalisation de la consommation des stupéfiants. Pour finir, l’UDF estime qu’une telle démarche donnerait un signal de résignation, voire de capitulation de notre pays face au fléau de la drogue. Elle va dès lors étudier le lancement d’un éventuel référendum. Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l’UDF, Yverdon-les-Bains |