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nn. Récemment, j’étais à l’hôpital. Quelques heures après une petite opération avec anesthésie générale, on est venue me prélever du sang. J’en avais déjà l’habitude, ce n’était rien d’extraordinaire. Ce qui a suivi pourtant était bel et bien extraordinaire. Comme l’infirmière en formation n’arrivait pas à faire la prise du sang, une infirmière diplômée a pris le relais. Sur un petit plateau, deux, trois éprouvettes étaient prêtes à être remplies de sang. Une éprouvette était pleine, deux autres suivaient et puis encore une autre. Maintenant c’est assez, ai-je pensé et j’ai tourné mon regard vers les éprouvettes encore vides. «Mais écoutez, il y a vraiment trop d’éprouvettes», ai-je dit tout étonnée à l’infirmière. «Pourquoi tant de sang?» «Eh oui, c’est pour une étude», m’a-t-elle répondu. «Très intéressant, pour une étude?», ai-je dit vraiment stupéfaite. «On ne vous a pas informée?», m’a-t-elle demandé. «Eh bien non, personne ne m’a informée – et pire encore personne ne m’a demandé la permission de le faire!» «C’est quoi comme étude?», ai-je demandé un peu plus tard à l’interne des hôpitaux. Elle a avoué: «On aurait dû vous informer, les responsables de l’étude auraient dû vous l’expliquer.» «Non, personne ne m’a rien expliqué.» «Probablement que les responsables de l’étude n’étaient pas sur place», a répondu alors l’interne des hôpitaux et elle a ajouté qu’elle me donnerait encore deux fiches décrivant cette étude. J’avais un mauvais pressentiment. En lisant les fiches d’information, j’ai appris ceci: Premièrement, il s’agissait d’une étude qui devait servir à «l’amélioration des mesures préventives», donc à pouvoir aider plus tôt et mieux. Cela me semblait raisonnable. Une bonne intention! Commentaire personnel: Qui peut être contre une étude qui s’efforce à perfectionner les mesures préventives? Mais: Qu’ai-je à faire avec une telle étude si l’on ne m’a jamais demandé d’y participer? Comme convenu avec le médecin, je suis entrée à l’hôpital pour me faire soigner, et non pas pour participer à une étude. Et pire encore, en lisant la description de l’étude, j’ai appris qu’on m’avait pris encore deux biopsies (!) dont les plaies allaient cependant guérir après deux jours. On m’a fait deux biopsies?! Oui, j’ai bien lu. On a fait des biopsies sur un organe interne pendant l’examen sous anesthésie générale. Je me suis indignée. On m’a fait des biopsies pendant l’anesthésie générale – sans que je m’en doute et sans qu’on m’ait demandé la permission préalablement? Je ne peux pas être un cas isolé, j’en suis sûre. Il s’agit d’un processus absolument illégal qui ne doit se répéter en aucun cas. Qu’est-ce qu’on va encore me prendre ou m’appliquer, à moi ou à d’autres malades, pendant une anesthésie générale et sans information préalable?
nn. – Nom connu de la rédaction
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