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Horizons et debats  >  archives  >  2008  >  N°3, 21 janvier 2008  >  Augmentation des cas de cancer infantile autour des centrales nucléaires [Imprimer]

Augmentation des cas de cancer infantile autour des centrales nucléaires

Histoire des taux de radiations auxquels les populations sont exposées

par le Pr Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich

Une étude allemande menée entre 2003 et 2007 pour le compte de l’Office fédéral de protection radiologique (BfS) a été publiée récemment. Elle porte sur la question de savoir s’il existe une corrélation entre la fréquence des cancers chez les enfants et la proximité du lieu d’habitation de ces derniers avec une centrale nucléaire. Précisons-le d’emblée: la commission d’experts externes composée aussi bien de partisans que d’adversaires du nucléaire mise sur pied par le BfS a conçu une étude extrêmement détaillée et rigoureusement scientifique dont les résultats sont parfaitement clairs. La probabilité qu’un enfant soit atteint d’un cancer, en particulier d’une leucémie, augmente considérablement en fonction de la proximité de l’endroit où il grandit avec une centrale nucléaire (cf. courbe ci-contre). Cette étude apporte des preuves évidentes de cette corrélation. Cet effet cancérogène ne peut être associé à aucun autre agent qu’à la radioactivité diffusée par les effluents gazeux et liquides des centrales nucléaires.
Cependant, dans son résumé de l’étude, la mathématicienne qui a conduit la recherche, Maria Blettner, prétend, en contradiction évidente avec les connaissances en matière de radiobiologie et de radiophysique, qu’au vu des résultats le nombre des cancers augmente certes en fonction de la proximité avec la centrale nucléaire – ce qu’on ne saurait contester – mais que la cause du phénomène reste inexpliquée.
Pour que le message soit diffusé par la presse, l’étude a été envoyée à la ­Süddeutsche Zeitung avant la conférence de presse, probablement accompagnée de l’«explication des principaux résultats». En effet, dans le peu de temps qui restait jusqu’au bouclage du journal, aucun journaliste ne serait en mesure d’étudier les 335 pages d’un texte hautement scientifique et la Süddeutsche Zeitung ne voulait pas se laisser griller la primeur de l’information. Et après la conférence de presse, les autres journa­listes n’approfondiraient guère le sujet: lecture du dossier de presse et du résumé, quelques coups d’œil jetés au texte de l’étude et ils livreraient bientôt leur article. Rares sont ceux qui auront pris le temps de découvrir, à la suite d’une lecture approfondie, l’aspect tendancieux du résumé.
Il convient, dans le contexte de cette étude, d’aborder à nouveau la question des cen­trales nucléaires. On ne peut pas négliger ces résultats sans engager lourdement sa responsabilité vis-à-vis de la santé publique. Les choses sont claires: Pour les profits nets habituels de 1 million d’euros par jour des actionnaires et des exploitants, les centrales nucléaires font dans la population des alentours des victimes de cancers et de leucémies. Il est certain que les valeurs-limites d’exposition au rayonnement devront être considérablement réduites si nous prenons au sérieux la santé de nos enfants et des générations futures.
Il faut saluer le fait que la Suisse – à la suite de pressions politiques – ait l’intention de commander une étude analogue, à condition qu’elle soit préparée avec le même soin et le même souci d’équilibre que l’étude ­allemande.

Remarque préliminaire

Pour que vous puissiez vous faire une idée de qui je suis, j’ai joint à cet article un curriculum vitae (cf. encadré). Vous y découvrirez entre autres que mes activités scientifiques dans le domaine des effets des radiations et de leurs risques comprennent la rédaction d’un ouvrage sur le sujet. Depuis 20 ans, l’essentiel de mes activités porte sur les conséquences sanitaires et écologiques de la catastrophe de Tchernobyl et les maladies dues également aux faibles doses radioactives que l’on constate dans la région de Tchernobyl dans des zones importantes situées assez loin du site nucléaire. En tant que médecin et scientifique, je me suis rendu plus de 150 fois dans la région de Tchernobyl. En 2006, plusieurs organisations scientifiques ont organisé un congrès international consacré à la catastrophe au cours duquel de nombreux spécialistes reconnus ont évoqué les effets sanitaires et autres de la catastrophe, également celui des faibles doses. Les actes de ce congrès, qui contient le texte de tous les exposés, viennent de paraître.

Histoire des valeurs-limites

Abordons maintenant la question des valeurs-limites légales en Allemagne en matière d’exposition au rayonnement. Elles sont de 0,3 mSv (par inhalation) et de 0,3 mSv (par ingestion). Comment en est-on arrivé à ces valeurs? Depuis de nombreuses années, j’étudie à fond la question et j’ai publié avec mon collègue Scholz (depuis longtemps à la retraite) un texte de 37 pages intitulé ­Strahlenschutz in der Bundesrepublik: Das 30-Millirem-­Konzept (Rapport No 1 (1989) de l’Otto Hug Strahleninstitut (ISBN 0941-0791). On peut encore en obtenir des exemplaires par mon intermédiaire. L’internationalisation des valeurs a fait passer de 30 millirems à 0,3 mSv, norme en usage aujourd’hui. Le point de départ de la norme des 30 millirems est constitué par la recommandation de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) de 1958 (ICRP-1: Recommendations of the Commission on Radiological Protection, Pergamon Press, ­London, 1958). A l’époque, on ne s’intéressait qu’à la dose génétique (reçue par les gonades) et seulement sur la période allant de la naissance à l’âge de 30 ans. On supposait que les enfants n’étaient conçus que jusqu’à 30 ans.
«Selon les évaluations de différentes commissions, une dose génétique de 6-10 rems accumulée de la conception à l’âge de 30 ans sous l’influence de toutes les sources de radiations artificielles représenterait pour la société un danger consistant en dommages génétiques. Elle peut cependant être considérée comme supportable et justifiée en regard des avantages que l’on peut attendre de l’utilisation de l’énergie nucléaire.» (ICRP-1)
Ensuite, à propos d’une valeur-limite de 1,5 rems que veulent fixer certains pays pour les sources artificielles, on peut lire ceci: «Mais cela imposerait à ces pays des limites insupportables» [comprenez: pour le développement de l’énergie nucléaire]. La Commission a alors recommandé de «retirer du concept de valeur-limite l’exposition médicale au rayonnement et d’utiliser pour toutes les autres sources une valeur-limite de 5 rems pour la dose génétique».
L’IRCP-9 (1965) a repris le concept et a pris en compte une augmentation du taux de mutation de la population: «La dose génétique, à laquelle la population est exposée en raison de la totalité des installations nucléaires jusqu’à la fin de l’âge moyen de la procréation ne doit en aucun cas dépasser 5 rems. Il s’agit d’une dose qui s’ajoute à l’exposition aux sources naturelles et médicales.» Il est précisé ensuite qu’une valeur-limite de 5 rems pour la dose génétique «laisse une marge de manœuvre raisonnable au développement des programmes nucléaires».
Comme on était conscient que le fait de s’accommoder de dommages génétiques dans l’intérêt du développement du nucléaire conduirait la population, si elle apprenait cela, à perdre une bonne part de sa confiance dans les commissions officielles de protection radiologique, on chercha une autre justification qui paraîtrait plausible. On trouva dans l’intervalle de fluctuation de l’exposition au rayonnement naturel une grandeur numérique appropriée et on commença à s’y référer pour justifier les anciennes valeurs-limites.
Le 13 octobre 1969, la Commission nucléaire allemande a décrété que «le tiers environ de la dose génétique – déterminée par la science et qu’il convient de respecter – de 5 rems en 30 ans, c’est-à-dire 2 rems en 30 ans, devrait être exigé de la technologie nucléaire.» On en arriva ainsi aux 30 millirems par année par inhalation et aux 30 millirems par ingestion. Plus loin, on peut lire: «La condition de cette valeur-limite théo­rique de 30 millirems est que cette dose d’exposition soit inévitable à un coût encore acceptable.»
Il est donc clair que le coût acceptable pour les exploitants d’installations nuclé­aires a constitué la base de la fixation de la valeur-limite qui implique forcément une dose d’exposition inévitable et admet consciemment l’existence de dommages sanitaires.

On ne tient pas compte du risque de cancer

Le risque somatique, c’est-à-dire le risque de cancer pour toutes les tranches d’âge de la population, n’était absolument pas pris en compte par ces valeurs-limites, en particulier celui des personnes de plus de 30 ans, qui constituent la majorité de la population. Même en 1987, c’est-à-dire après Tchernobyl et après l’adoption de la loi sur la prévention en matière de radioprotection, la dose génétique était toujours la seule valeur dans le rapport annuel très détaillé du ministre allemand de l’Environnement sur l’exposition aux radiations en RFA! Le rapport ne parlait toujours pas de la dose significative au plan somatique, c’est-à-dire celle qui déterminait le risque de cancer. C’est également sur cette base qu’ont été calculées les doses de contamination dues aux centrales nucléaires. Le recours aux anciennes valeurs, utilisées encore aujourd’hui, à l’intervalle de fluctuation de l’exposition aux radiations naturelles a pour but d’occulter le fait que l’exposition aux radiations naturelles contribue de manière significative (5 à 10 %) au nombre des cancers (425 000 en 2002) et des décès par cancer (210 000 en 2002), lequel est encore augmenté par les doses de radiations artificielles.

Il faut réduire considérablement les valeurs-limites

Au vu de connaissances scientifiques solides, il faut réduire considérablement les valeurs-limites, car ce ne sont pas les personnes qui sont à l’origine des radiations artificielles, leurs «avantages»  (ICRP-1) et leurs «marges de manœuvre» (ICRP-9) qu’il s’agit de protéger mais la population.
Les résultats de l’étude actuelle ont nettement plus de poids que ceux de la «Michaelis-Studie» (qui porte sur les années 1980-1990). Dans l’étude récente, on a déterminé la distance graduelle par rapport à la centrale nucléaire même à l’intérieur d’un rayon de 5 km. On a constaté que les leucémies augmentaient plus que les autres cancers, en comparaison de l’incidence des cancers dans les zones témoins. Les leucémies infantiles viennent en tête des cancers induits par les radiations.
Au sein du groupe d’experts qui a conçu l’étude, les partisans des centrales nuclé­aires et leurs adversaires se sont entendus sur le protocole. On peut donc considérer que la méthode a été unanimement acceptée.
Certes, la limitation – par le groupe ­Blettner, qui a réalisé l’étude – de la distance par rapport à la centrale à 5 kilomètres minimise la portée du résultat communiqué à l’opinion car l’étude a montré une augmentation des cancers également à des distances supérieures. Les résultats auraient été encore plus nets.
Dans ses rapports annuels, le BfS donne une limite supérieure d’exposition de la population allemande aux radiations de 0,01 mSv par année. Les doses annuelles indiquées dans le rapport annuel parlementaire pour un individu de référence sont des valeurs qui ont été non pas mesurées mais calculées sur la base de nombreuses hypothèses concernant les conditions d’exposition. Les données de base (nature, altitude et dynamique des émissions de substances radioactives) sont recueillies et traitées par les exploitants de centrales nucléaires eux-mêmes. Dans son étude, Mme Blettner mentionne pour une personne de 50 ans une dose annuelle de 0,00032 mSv pour les radiations provenant de la centrale nucléaire de Gundremmingen. Je ne sais pas d’où elle tient ce chiffre. En outre, il est de fait que la dose exprimée en millisieverts est calculée selon l’effective dose model dans lequel les chances moyennes de guérison des cancers de différents organes sont incluses en utilisant des facteurs de pondération.
Dans la littérature scientifique, la dose de doublement dans les leucémies infantiles est de 10 mSv. On appelle dose de doublement une dose de radiations qui conduit à un doublement de la fréquence «normale» d’apparition des cancers, c’est-à-dire sans cause reconnaissable. Pour expliquer les résultats trouvés dans l’étude, il faut supposer que la part due aux centrales nucléaires pour les enfants habitant à proximité est comprise dans cet ordre de grandeur.

Ignorance persistante des autorités responsables

Le fait que les indications contenues dans les réglementations officielles en matière de radioprotection peuvent être très éloignées de la réalité apparaît dans les commentaires des directives actuelles concernant la protection civile à la suite d’accidents nucléaires. Elles ignorent toujours les résultats publiés depuis des années sur les cas de cancer de la thyroïde, la zone d’évacuation, etc. dans la région de Tchernobyl. Le texte des ordres et recommandations qui doivent être communiqués par radio à la population allemande en cas de catastrophe nucléaire est partiellement faux et de nature à induire en erreur la population à ses dépens. Il témoigne de l’ignorance persistante des autorités et de leur réticence à tenir compte des faits nouveaux.
Dans le cas de la présente étude sur les cancers juvéniles, des personnes qui pré­tendent être des scientifiques ont avancé l’idée que non seulement l’intensité des radiations mais également la perception optique d’une centrale (surface de l’image rétinienne de la centrale) diminuait avec le carré de la distance.
Cette interprétation abstruse me vient à l’esprit quand j’entends Mme Blettner dire que ce n’est pas le rayonnement radioactif mais quelque chose d’autre, quelque chose d’inconnu, qui explique l’augmentation prouvée des cas de leucémie et d’autres cancers chez les enfants habitant à proximité des centrales nucléaires en Allemagne.
On entend souvent dire que les radiations dues aux transports aériens ou aux rayons X sont beaucoup plus élevées, que le tabagisme et d’autres habitudes de civilisation aug­mentent le risque de cancer et que la société accepte cela. A quoi l’on peut rétorquer que chacun peut échapper à ces risques sans grand effort ou les tolérer volontairement en regard d’un profit personnel supérieur (par exemple en radiologie). Mais les personnes vivant à proximité d’une centrale nucléaire ne peuvent échapper à l’exposition au rayonnement radioactif qu’en déménageant, ce qui implique notamment des frais importants. Les centrales nucléaires n’apportent pas d’avantage personnel, si ce n’est à quelques employés et à ceux qui participent aux bénéfices. En outre, sur les sites, les habitations existaient préalablement à la construction de la centrale.

Il faut sortir sans délai du nucléaire

Cela dit, il ne faut pas oublier que la sortie immédiate de cette technologie s’impose surtout parce qu’une catastrophe nucléaire, à la différence des catastrophes de navettes spatiales, de TGV, de trains à sustentation magnétique et d’autres systèmes de haute technologie, détruit les bases existentielles d’un pays tout entier et de millions de citoyens.    •

Prof. Dr. med. Dr. h. c. Edmund Lengfelder, Strahlenbiologisches Institut der Ludwig-Maximilians-Universität, Schillerstrasse 42, D-80336 München
Tél: +49 89 2180 75 834, fax: +49 89 2180 75 835
E-mail: Lengfelder@lrz.uni-muenchen.de
(Traduction Horizons et débats)

Curriculum vitae du Pr Edmund Lengfelder

Naissance le 30/3/1943 à Weiden, marié avec le professeur Ulrike Messing
1962: Baccalauréat classique au lycée de Weiden
1962-1964: Service militaire dans la Bundeswehr
1964-1970: Etudes de médecine à Munich
1971: Autorisation d’exercer la médecine. Thèse de doctorat sur la radiobiochimie des nucléotides («summa cum laude»)
1971-1972: Recherches sur les réactions radicales induites par les radiations à l’Institute of Cancer Research and Department of Physics de Londres (Radiolyse pulsée par spectroscopie cinétique sur accélérateur d’électrons)
Jusqu’en 1974: Etudes complémentaires de physique et d’électronique, développement d’un appareil de mesure optoélectronique sur un accélérateur de particules pour l’observation des dommages radiologiques subis par les molécules et les éléments cellulaires sur une échelle de temps de l’ordre de la microseconde
1979: Doctorat d’Etat en radiobiologie
1983: Nomination à la chaire de radiobiologie de la Faculté de médecine de l’Université Ludwig-Maximilian de Munich
1989: Professeur invité au Centre national anglais de recherches radiologiques de Harwell (Medical Research Council)
Depuis 1974: Travaux sur les sujets suivants:
– Apparition et manifestations des dommages moléculaires dus aux radiations
– Nature et efficacité de mécanismes cellulaires enzymatiques et non-enzymatiques contre les radiations toxiques
– Thérapie anticancéreuse: mécanismes d’endommagement cellulaire dus à des cytostatiques ou à l’hyperthermie
– Développement de procédures d’examen destinées à déterminer l’activité de certaines enzymes cellulaires qui protègent des produits radioactifs toxiques chez des personnes saines et des cancéreux
– Mécanismes d’apparition de dommages chromosomiques dus à des produits radioactifs toxiques en l’absence et en présence de substances chimiques nocives
– Effets biologiques du rayonnement non ionisant, comme les ondes radioélectriques, les micro-ondes
– Développement d’instruments de mesure électroniques spéciaux destinés à l’étude biologique des radiations et de procédures de mesure visant à détecter la présence de produits nocifs pour les cellules qui sont apparus dans l’organisme à la suite de l’exposition aux radiations ou de l’effet de substances chimiques
– Répartition et enrichissement de substances radioactives dans la biosphère, dans les aliments et dans les tissus et les organes humains
– Mesures de l’exposition aux radiations naturelles ou artificielles, cartographie radioécologique (pays européens, régions de la RDA où l’on exploitait des mines d’uranium)
– Analyse et évaluation du risque radiologique et de la détermination de valeurs-limites pour la population générale et les personnes professionnellement exposées
– Effets médicaux et radioécologiques des retombées de Tchernobyl dans la CEI
– Mesures d’assistance médicale après des catastrophes ayant entraîné une forte exposition aux radiations (diagnostic et traitement des maladies consécutives à la catastrophe de Tchernobyl, mesures de protection après des accidents nucléaires)
– Recherches médicales et radiométriques et mesure de la radioactivité dans les régions contaminées de la CEI
– Etude biologique et histopathologique de tumeurs de la thyroïde chez des patients victimes de la catastrophe de Tchernobyl dans la CEI
– Etude radioécologique à proximité d’installations nucléaires allemandes
– Ethique scientifique de la recherche radiologique et conflits d’intérêts
Membre de plusieurs sociétés scientifiques internationales (radiologie, radiobiologie, protection radiologique, radiologie et oncologie, biochimie)
Plus de 200 publications, pour la plupart dans des revues spécialisées internationales
Auteur de l’ouvrage Strahlenwirkung – Strahlenrisiko (1re édition, Hugendubel-Verlag; 2e édition revue et corrigée, Ecomed-Verlag, Munich)
Titulaire de plusieurs brevets internationaux dans le domaine de la construction électromécanique et des installations d’irradiation
Second directeur d’une entreprise munichoise de ­construction électromécanique (1985-2004)
Coéditeur de la revue «Berichte des Otto Hug Strahleninstituts»
Directeur et coordinateur d’un groupement international de chercheurs (universités de Munich, de Vérone, de Padoue, Centre de recherches national italien en physique nucléaire [Legnaro]): sources et effets de faibles doses de radiations
Expert en matière d’effets radiologiques, de protection radiologique, de protection à la suite de catastrophes nucléaires auprès de parlements, d’autorités nationales et communales, de tribunaux, d’ordres de médecins, d’institutions universitaires, etc. en Allemagne et à l’étranger
Depuis 1991: Directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut – Medizinische Hilfsmassnahmen e.V. München, Membre du comité directeur de l’Otto Hug Strahleninstitut e. V. Bonn
Directeur et coordinateur du projet médical, scientifique et humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut – Medizinische Hilfsmassnahmen e.V. München en Biélorussie, en Ukraine et en Russie
Membre du Conseil consultatif international de l’International Environmental Sakharov University de Minsk, Biélorussie
Conseiller permanent et expert pour les questions de mesures radiométriques, médicales et humanitaires visant à lutter contre les conséquences de l’accident de réacteur de Tchernobyl (auprès de ministères de Biélorussie et d’Etats européens)
Depuis 1992: Premier président du Deutscher Verband für Tschernobyl-Hilfe e.V.
1992: Titre de docteur honoris causa décerné par l’université biélorusse de Minsk «pour ses travaux en radiobiologie et l’aide qu’il a apportée à la Biélorussie grâce à ses travaux scientifiques sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl».
1992-1995: Président de la Gesellschaft für Strahlenschutz e.V.
Depuis 1992: Membre de la commission d’experts «Leukämie in der Elbmarsch» du gouvernement régional du Schleswig-Holstein
1998: Distinction la plus prestigieuse de Biélorussie, la médaille Franzisk-Skorini pour services rendus dans la lutte contre les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl
2001: Titre de docteur honoris causa décerné par l’International Environmental Sakharov University de Minsk
Depuis 2001: Président de l’International Advisory Board de l’International Environmental Sakharov University de Minsk
Depuis 2003: Membre de l’Approval Board du programme CORE pour la réhabilitation de la région de Tchernobyl (Communauté européenne et organismes des Nations Unies)
2006: Président du Congrès international «20 Jahre Leben mit Tschernobyl – Erfahrungen und Lehren für die Zukunft», 14-17/9/2006, Feldkirch (Autriche)

Engagement humanitaire et social

Depuis 1991: Réalisation de nombreux projets humanitaires de l’Otto Hug Strahleninstitut visant à lutter contre les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl et à améliorer la situation sociale en Biélorussie (pays le plus touché par la catastrophe): fourniture d’équipements modernes, formation initiale et continue, fourniture de matériel courant et d’assistance médicale dans les domaines
– de la radioprotection et de la surveillance radiologique (autorités sanitaires de Gomel, Académie des sciences)
– du diagnostic et de la thérapeutique du cancer et d’autres pathologies de la thyroïde à Minsk et Gomel (Centre de la thyroïde de Gomel, traitement à l’iode radioactif de tous les patients du district de Gomel ­atteints d’un cancer de la thyroïde)
– de la radioécologie et de la construction d’installations modèles pour l’utilisation de l’énergie régénérative (en collaboration avec l’International Environmental Sakharov University de Minsk)
Le coût de l’aide apportée jusqu’en 2005 à la Biélorussie dans le cadre du projet humanitaire de l’Otto Hug Strahleninstitut s’élève à plus de 15 millions d’euros. En ce qui concerne l’amélioration de la situation sociale et du développement en Biélorussie, nous considérons la formation et la transmission de savoir-faire comme des contributions particulièrement importantes du projet. A quoi il faut ajouter les informations correctes fournies à l’Occident sur les conséquences réelles de la catastrophe et sur la collaboration constructive et couronnée de succès avec les partenaires biélorusses du projet.
Depuis 1992: Direction du Deutscher Verband für ­Tschernobyl-Hilfe dont les associations affiliées réalisent depuis 1992 de nombreux projets humanitaires en Biélorussie. Les principes essentiels de la fédération sont la mise en œuvre de mesures adaptées aux besoins locaux, la transparence à l’égard des partenaires et des autorités et une stricte neutralité politique.